Commerce africain : une garantie bancaire cible le déficit de 92 milliards de dollars
15 octobre 2026 — Mise à jour : 12 h 03 GMT.
Article de Félix BROU
La Banque africaine de développement et Habib Bank AG Zurich Kenya ont signé le 2 octobre un accord de banque confirmatrice, publié le 14 octobre. Le dispositif couvre transaction par transaction jusqu’à 100 % du risque de non-paiement assumé par Habib Bank sur des lettres de crédit et instruments comparables émis par des banques africaines approuvées.
La Banque africaine de développement estime que le déficit de financement du commerce africain a pu atteindre 92 milliards de dollars en 2024. Les petites et moyennes entreprises sont particulièrement exposées, car elles disposent de moins de garanties et de relations bancaires internationales moins profondes. Pour l’Afrique de l’Ouest, un réseau plus large de banques confirmatrices peut faciliter l’importation d’équipements, d’intrants agricoles ou de médicaments et soutenir les exportateurs pendant le délai entre expédition et paiement.
| Mécanisme | Ce qui change | Incidence ouest-africaine |
|---|---|---|
| Garantie de non-paiement | Jusqu’à 100 % du risque éligible pris par la banque confirmatrice | Une banque internationale peut confirmer davantage de lettres de crédit émises par des établissements africains agréés. |
| Décision transactionnelle | Chaque opération reste évaluée séparément | Les entreprises doivent encore présenter commande, documents et capacité de remboursement. |
| Réseau bancaire | Habib Bank ajoute sa capacité internationale | Les entreprises régionales peuvent accéder à davantage de fournisseurs et d’acheteurs, sous réserve d’éligibilité. |
| Déficit de financement | Jusqu’à 92 milliards $ en 2024 | L’effet réel dépendra du nombre, du montant et du coût des opérations effectivement garanties. |
L’effet sur les ménages passe par les stocks et les coûts. Une lettre de crédit confirmée plus facilement peut éviter une rupture d’intrants ou raccourcir un délai d’importation ; elle ne neutralise ni le fret, ni le change, ni les droits de douane. Les montants garantis, la part accordée aux petites entreprises, les secteurs couverts et le coût final du financement permettront de mesurer le résultat.
Source : Banque africaine de développement, 14 octobre 2026.