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Vendredi 6 novembre 2026 — Clôture BRVM
Mise à jour : 15 h 42 GMT.
La Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) clôture presque stable : le Composite conserve 0,10 %, mais Sonatel inverse sa hausse de midi et termine à −1,23 % en concentrant 71,73 % des échanges en actions. La valeur des transactions atteint 3,341 milliards de FCFA, sans élargissement comparable de la liquidité. À Lomé, la CEDEAO cherche à rendre comparables les statistiques de crédit, de taux et de change, tandis qu’un concours régional d’intelligence artificielle sélectionnera neuf jeunes start-up pour des présentations en Sierra Leone. À l’international, l’emploi américain dépasse les attentes, les rendements remontent et la technologie tente un rebond après sa chute de jeudi.


BRVM : Sonatel absorbe 71,73 % des échanges, le rebond s’effrite
Relevé BRVM définitif du 6 novembre à 15 h 30 GMT ; statut officiel observé à 15 h 33 GMT : « Séance fermée ». Les trois indices terminent encore positifs, mais très loin de leurs gains provisoires de 11 h 45.

Entre midi et la clôture, le Composite passe de 523,42 à 520,74 points et sa variation de +0,62 % à +0,10 %. Le BRVM 30 revient de +0,69 % à +0,07 %, tandis que le Prestige réduit son avance de +1,45 % à +0,43 %. La valeur totale des transactions progresse de 804,82 millions à 3,341 milliards de FCFA, soit environ 2,536 milliards supplémentaires.
Cette montée des flux ne s’accompagne pas d’un approfondissement homogène. Sonatel représente 2,387 milliards de FCFA, soit 71,73 % des échanges en actions. Ecobank Transnational Incorporated suit avec 154,61 millions et 4,65 %, Palm Côte d’Ivoire avec 128,09 millions et 3,85 %, TotalEnergies Sénégal avec 106,90 millions et 3,21 %, puis Banque internationale pour l’industrie et le commerce du Bénin avec 40,35 millions et 1,21 %. Les cinq lignes cumulent 84,65 % de la valeur en actions.
Sonatel explique l’essentiel de l’effritement : le titre passe de +2,22 % à midi à −1,23 % à la clôture, avec 574 160 actions échangées. À l’inverse, NEI-CEDA rebondit de −7,36 % à +0,82 %, Africa Global Logistics de −3,57 % à +4,64 % et Ecobank Transnational de −3,39 % à +1,69 %. Ces inversions montrent une recomposition des ordres après le relevé provisoire.
| Rang | Top 5 | Variation | Commentaire analytique | Flop 5 | Variation | Commentaire analytique |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Palm Côte d’Ivoire | ▲ +7,31 % | 8 000 FCFA ; 17 058 titres et 128,09 millions de FCFA. Hausse la plus liquide du Top 5, amplifiée depuis +0,54 % à midi. | Sucrivoire Côte d’Ivoire | ▼ −7,03 % | 1 720 FCFA ; 13 539 titres et 24,04 millions. Le recul s’accentue depuis −2,70 %. |
| 2 | SETAO Côte d’Ivoire | ▲ +5,41 % | 1 950 FCFA ; 1 551 titres et 2,89 millions. Rebond réel mais peu profond. | Bernabé Côte d’Ivoire | ▼ −3,81 % | 1 895 FCFA ; 679 titres et 1,30 million. Baisse étroite, légèrement amplifiée. |
| 3 | Africa Global Logistics CI | ▲ +4,64 % | 2 930 FCFA ; 9 545 titres et 26,59 millions. Inversion complète après −3,57 % à midi. | CIE Côte d’Ivoire | ▼ −1,89 % | 5 200 FCFA ; 5 829 titres et 29,95 millions. Baisse la plus liquide du Flop 5 hors Sonatel. |
| 4 | SICABLE Côte d’Ivoire | ▲ +4,10 % | 2 790 FCFA ; 154 titres et 0,43 million. Gain fortement limité par la faible profondeur. | SAFCA Côte d’Ivoire | ▼ −1,32 % | 3 750 FCFA ; 2 403 titres et 8,95 millions. Repli modéré sur 0,27 % des flux. |
| 5 | Loterie nationale du Bénin | ▲ +3,96 % | 3 935 FCFA ; 229 titres et 0,88 million. Variation peu liquide. | Sonatel Sénégal | ▼ −1,23 % | 4 000 FCFA ; 574 160 titres et 2,387 milliards. Principal déterminant de la fin de séance. |
Le Top 5 change totalement après midi : Ecobank Côte d’Ivoire, SODE et FILTISAC en sortent, tandis que Palm CI, SETAO, Africa Global Logistics et Loterie nationale du Bénin y entrent. Palm CI associe la meilleure progression et une liquidité significative ; SICABLE et Loterie nationale du Bénin restent, elles, trop étroites pour caractériser le marché entier.
Le rôle de Sonatel est double : le titre pèse sur les indices par son recul et domine les échanges par sa valeur. Sa part de 71,73 % ne doit toutefois pas être confondue avec son poids dans le Composite ou le BRVM 30. Aucune nouvelle distribution ou opération sur titres propre au 6 novembre n’a été identifiée dans les publications officielles consultées.
Sources : BRVM, cours de clôture, 6 novembre 2026 à 15 h 30 GMT ; résumé définitif ; volumes et valeurs ; Bulletin officiel de la cote. Calculs ECONOZONE.
Crédit régional : comparer les taux réellement payés, pas seulement les taux affichés
La réunion CEDEAO–AMAO de Lomé, prévue du 2 au 7 novembre, travaille à un cadre commun de métadonnées pour les statistiques monétaires et financières. À la clôture de cette édition, les résultats finaux ne sont pas encore publiés : l’analyse porte sur les chantiers officiellement annoncés.

| Donnée | Comparaison trompeuse à éviter | Mesure utile pour les entreprises |
|---|---|---|
| Taux de crédit | Comparer des taux affichés à des taux effectifs ou des stocks à de nouveaux prêts. | Moyenne pondérée des nouveaux crédits, par maturité et type d’emprunteur. |
| Crédit sectoriel | Comparer des secteurs définis différemment. | Ventilation selon ISIC Rév. 4, avec montants et croissance sur la même période. |
| Monnaie du prêt | Additionner monnaie locale et devises sans mesurer le risque de change. | Encours et nouveaux flux par monnaie, taux et durée. |
| Institutions couvertes | Opposer des pays incluant ou non les institutions financières non bancaires. | Périmètre documenté et couverture des acteurs systémiques. |
| Exposition régionale | Classer tout non-résident dans le « reste du monde ». | Distinguer partenaires CEDEAO et partenaires extérieurs. |
Le chantier le plus directement exploitable par une petite ou moyenne entreprise est le taux des nouveaux crédits. Un taux moyen calculé sur tout l’encours peut rester faible longtemps après que les nouvelles offres bancaires se sont renchéries. À l’inverse, une moyenne non pondérée donne autant de poids à un petit prêt qu’à un financement industriel important.
Une série comparable doit donc préciser la monnaie, la maturité, la garantie, le secteur du débiteur et la taille du prêt. Ces détails permettraient de mesurer si la croissance économique s’accompagne réellement d’un accès plus large au capital productif. Une progression du produit intérieur brut ne suffit pas si le crédit demeure concentré ou si son coût exclut les entreprises créatrices d’emplois.
Le cadre annoncé doit aussi élargir la couverture aux autres sociétés financières d’importance systémique et mieux distinguer les expositions intra-CEDEAO. Tant que le rapport final n’est pas publié, il faut présenter ces éléments comme des objectifs techniques, non comme des résultats déjà adoptés.
Pays du jour : Togo et États membres de la CEDEAO.
Institutions du jour : CEDEAO, AMAO, BCEAO, Banque centrale du Nigeria et Banque du Ghana.
Source : CEDEAO, 3 novembre 2026.
Concours IA ouest-africain : neuf finalistes, trois prix et aucun financement garanti
Les candidatures au West Africa AI Youth Innovation Challenge restent ouvertes jusqu’au 10 novembre. La clôture de l’édition permet de préciser la chaîne de sélection : neuf start-up seront retenues, trois seront primées et les rencontres avec les investisseurs ne constituent pas des engagements de financement.

| Étape | Date et condition | Statut financier |
|---|---|---|
| Candidature | Avant le 10 novembre ; fondateur principal de 18 à 35 ans ; produit ou pilote utilisant déjà l’IA. | Aucun financement à ce stade. |
| Présélection | Neuf finalistes annoncés le 12 novembre. | Invitation à présenter, non attribution d’un prix. |
| Présentation | 15 novembre à Bintumani ; présence d’un fondateur requise. | Accès aux jurés et investisseurs, sans investissement promis. |
| Prix | Un gagnant dans chacun des thèmes Build, Green et Feed. | 5 000 dollars par gagnant, 15 000 dollars au total. |
| Versement | Dans les trente jours, après vérifications d’identité, d’âge et de coordonnées bancaires. | Récompense conditionnelle, distincte d’une levée de fonds. |
Le concours privilégie les produits déjà utilisables. L’impact représente 30 % de la note, la qualité et l’usage de l’intelligence artificielle 25 %, la traction et la viabilité 20 %, l’inclusion et l’IA responsable 15 %, puis l’alignement avec les politiques publiques 10 %. Un prototype sans utilisateurs, pilote ou partenaires part donc avec un désavantage.
Les trois prix peuvent financer un premier déploiement, mais leur montant reste limité pour des activités nécessitant du matériel, des données ou des opérations transfrontalières. La valeur économique complémentaire réside dans les contacts avec décideurs et investisseurs. Ceux-ci peuvent déboucher sur des discussions, mais l’appel ne garantit ni tour de table, ni subvention supplémentaire, ni contrat commercial.
Source et candidatures : AfCEN, West Africa AI Youth Innovation Challenge, consulté le 6 novembre 2026.
Marchés mondiaux : l’emploi américain relance les taux, le Nasdaq tente un rebond
Indices américains : variations intrajournalières du 6 novembre vers 14 h 49 GMT. FTSE 100 : clôture du 6 novembre, calculée par rapport aux 10 782,66 points du 5 novembre. Treasury américain à dix ans : réaction au rapport sur l’emploi vers 13 h 49 GMT.

| Radar mondial | Signal observé | Incidence en Afrique de l’Ouest |
|---|---|---|
| Emploi américain | 165 000 emplois créés en octobre contre 65 000 attendus ; chômage à 4,1 %. | Probabilité accrue de taux américains élevés, donc coût du dollar plus exigeant. |
| Technologie | Nasdaq +1,70 % après −5,52 % jeudi. | Rebond partiel ; les valorisations et financements technologiques restent volatils. |
| Actions diversifiées | S&P 500 +0,60 %, Dow −0,60 %. | La reprise n’est pas uniforme et favorise encore les actifs de croissance. |
| Europe | FTSE 100 10 529,12, soit environ −2,35 %. | Signal défavorable pour les portefeuilles et la demande des partenaires européens. |
| Taux américains | Dix ans à 4,87 %, +3 points de base après l’emploi. | Renforcement du taux de base auquel s’ajoutent primes souveraines et de change. |
Les créations d’emplois américaines atteignent 165 000 en octobre, nettement au-dessus des 65 000 attendues, et le chômage recule de 4,2 % à 4,1 %. Le rendement à dix ans remonte vers 4,87 % et la probabilité implicite d’un relèvement de taux en décembre augmente. Pour les États et entreprises ouest-africains empruntant en dollars, le rapport repousse la perspective d’un allègement rapide du coût de financement.
Le Nasdaq rebondit après sa chute de 5,52 % jeudi, mais ne récupère qu’une fraction de la perte. Le Dow reste négatif et le FTSE 100 clôture en baisse de plus de 2 %. Ce contraste montre que la reprise américaine se concentre dans la technologie, tandis que l’aversion au risque demeure plus large en Europe.
La monnaie chinoise, le yuan, agit sur le prix des équipements importés d’Asie ; le dollar influence directement l’énergie, la dette et de nombreux contrats commerciaux. La fourchette cible de la Réserve fédérale reste exactement de 3,75 % à 4,00 % depuis le 28 octobre : les anticipations de décembre ne constituent pas encore une décision officielle.
Sources : Reuters, emploi et réaction de marché, 6 novembre 2026 ; Financial Times, FTSE 100 ; Réserve fédérale, 28 octobre 2026.
Matières premières : la baisse hebdomadaire du pétrole domine le rebond du jour
À 11 h 29 GMT, le Brent janvier 2027 gagne 0,3 % à 98,60 dollars le baril et le WTI 0,5 % à 91 dollars. Ces hausses restent faibles face aux replis hebdomadaires de 16 % et 13 %. L’or recule vendredi, mais conserve une progression d’environ 4 % sur la semaine.

| Matière première | Cours / variation | Pays particulièrement exposés | Incidence régionale |
|---|---|---|---|
| Brent — janvier 2027 | 98,60 $/baril ▲ +0,30 % 6 novembre, 11 h 29 GMT ; depuis la clôture précédente ▼ environ −16 % sur la semaine | Nigeria, Ghana, Côte d’Ivoire, Sénégal ; importateurs de l’UEMOA | Rebond journalier limité pour les producteurs ; allègement hebdomadaire potentiel pour les importateurs nets. |
| WTI — échéance proche | 91,00 $/baril ▲ +0,50 % 6 novembre, 11 h 29 GMT ; depuis la clôture précédente ▼ environ −13 % sur la semaine | Raffineurs, distributeurs et transporteurs | Transmission retardée par stocks, fret, change, fiscalité et mécanismes nationaux de prix. |
| Or au comptant | 4 044,09 $/once troy ▼ −1,10 % 6 novembre, 5 h 01 GMT ; depuis la séance précédente ▲ environ +4 % sur la semaine | Ghana, Mali, Burkina Faso, Guinée, Côte d’Ivoire, Sénégal | Repli journalier après forte hausse ; valeur brute hebdomadaire encore favorable aux exportateurs. |
| Cacao — contrat de référence | Variation indicative ▼ −5,04 % 6 novembre, 5 h 15 GMT ; depuis la clôture précédente | Côte d’Ivoire, Ghana, Nigeria | Pression sur les revenus futurs si la baisse persiste ; amortissement par ventes anticipées et prix bord-champ. |
Le pétrole illustre l’importance de la période de comparaison. Le gain de vendredi est positif, mais il ne compense pas la baisse hebdomadaire : le Brent se dirige vers son plus fort recul en pourcentage depuis 2020. Pour les producteurs du golfe de Guinée, la valeur unitaire des cargaisons reste donc inférieure à celle du début de semaine.
Pour les importateurs nets, la baisse hebdomadaire peut alléger les futures factures, sans transmission immédiate aux ménages. Les cargaisons déjà achetées, les délais maritimes, la parité du dollar, la fiscalité et les prix administrés ralentissent ou neutralisent une partie du mouvement.
L’or recule de 1,1 % à 4 044,09 dollars l’once au relevé vérifié de 5 h 01 GMT, tout en conservant environ 4 % de hausse sur la semaine. Les chiffres américains de l’emploi, plus solides qu’attendu, renforcent ensuite le dollar et les rendements, deux facteurs généralement défavorables à un actif sans coupon. Le cacao est maintenu sous forme de variation indicative afin de ne pas juxtaposer des prix provenant d’échéances ou de places différentes.
Sources : Reuters, pétrole, 6 novembre à 11 h 29 GMT ; Reuters, or, 6 novembre à 5 h 01 GMT ; MarketVeo, contrats, 6 novembre à 5 h 15 GMT.