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22 septembre 2026 — Édition de clôture

La BRVM a connu une séance difficile mardi, avec un recul simultané de ses trois principaux indices et une pression vendeuse particulièrement marquée sur plusieurs compartiments de la cote. Dans l’UEMOA, l’activité économique reste robuste, avec une croissance de 6,0 % au deuxième trimestre, mais le déficit budgétaire régional se creuse et l’inflation repart progressivement. À Abuja, la CEDEAO rassemble parallèlement 60 start-up ouest-africaines, tandis que sur les marchés internationaux la technologie et l’intelligence artificielle soutiennent le Nasdaq dans un environnement toujours fortement influencé par le pétrole et les taux d’intérêt.

Activité au siège de la BRVM à Abidjan
La Bourse Régionale des Valeurs Mobilières à Abidjan. Photo : BRVM.

1. BRVM : forte pression vendeuse sur la cote

BRVM Composite
535,90 pts
▼ −1,61 %
BRVM 30
259,68 pts
▼ −1,57 %
BRVM Prestige
198,54 pts
▼ −0,48 %
Transactions
3,21 milliards FCFA

La séance du 22 septembre s’est soldée par un repli généralisé. Le BRVM Composite a abandonné 1,61 % à 535,90 points, le BRVM 30 a reculé de 1,57 % à 259,68 points et le BRVM Prestige de 0,48 % à 198,54 points.

La valeur des transactions a atteint3,208 milliards de FCFA, tandis que la capitalisation du marché des actions s’est établie à environ20 665 milliards de FCFA. La séance reflète ainsi une faiblesse assez large du marché, au-delà d’un simple mouvement isolé sur quelques titres.

Radar BRVM — Top 5 / Flop 5

RangTitreCoursVariationCommentaire
1Africa Global Logistics CI (SDSC)2 840 FCFA▲ +1,43 %Première hausse de la séance parmi les valeurs cotées.
2Société Générale CI (SGBC)38 495 FCFA▲ +1,30 %Progression dans une séance globalement orientée à la baisse.
3Ecobank Côte d’Ivoire (ECOC)17 145 FCFA▲ +0,85 %Le titre termine parmi les rares valeurs en territoire positif.
4SETAO CI (STAC)2 115 FCFA▲ +0,48 %Progression modérée.
5Servair Abidjan (ABJC)3 955 FCFA▲ +0,13 %Variation légèrement positive.
↓ 1BIIC Bénin (BICB)9 250 FCFA▼ −7,50 %Plus fort recul de la séance.
↓ 2Vivo Energy CI (SHEC)2 675 FCFA▼ −7,44 %Forte correction après la progression enregistrée précédemment.
↓ 3Filtisac CI (FTSC)1 910 FCFA▼ −6,83 %Repli marqué du titre industriel.
↓ 4SAFCA CI (SAFC)4 300 FCFA▼ −6,72 %Forte baisse au sein d’une séance largement négative.
↓ 5CIE CI (CIEC)6 300 FCFA▼ −6,25 %Le titre des services publics figure parmi les principales baisses.

Bridge Bank Group CI entre en scène le 24 septembre

Le marché se prépare également à l’arrivée deBridge Bank Group Côte d’Ivoire. La BRVM a fixé sa première cotation aujeudi 24 septembre 2026, au compartiment principal du marché des actions. L’opération élargira encore la représentation du secteur bancaire sur la cote régionale.

Source :BRVM — séance et avis de première cotation de Bridge Bank Group CI.

2. UEMOA : croissance solide, mais les finances publiques restent sous pression

L’activité économique de l’Union économique et monétaire ouest-africaine est restée dynamique au deuxième trimestre 2026 :le PIB réel a progressé de 6,0 % sur un an, après 6,1 % au trimestre précédent.

L’inflation est remontée à 0,4 %, contre −0,2 % au premier trimestre. La BCEAO attribue notamment ce mouvement au renchérissement des transports et à une diminution moins marquée des prix alimentaires. Le taux d’inflation sous-jacente s’est établi à 0,8 %.

Le Comité de politique monétaire de la BCEAO a par ailleurs maintenu le 9 septembre son principal taux directeur à3,00 % et le taux du guichet de prêt marginal à 5,00 %.

Déficit budgétaire de l’UEMOA

En % du PIB — données BCEAO. S1 2026 = réalisation au premier semestre ; 2026 et 2027 = projections annuelles.

Déficit budgétaire de l’UEMOA Le déficit représente 3,2 % du PIB en 2025, 3,4 % au premier semestre 2026, 3,5 % projeté sur l’ensemble de 2026 et 3,1 % projeté en 2027.01234 %3,2 %20253,4 %S1 20263,5 %2026 prév.3,1 %2027 prév.RéaliséProjection BCEAO

Source :BCEAO — Rapport sur la politique monétaire dans l’UMOA, septembre 2026.

Au premier semestre 2026, le déficit budgétaire global de l’Union s’est établi à 2 492,9 milliards de FCFA, soit3,4 % du PIB, contre 3,2 % du PIB un an auparavant.

La BCEAO projette désormais un déficit de 3,5 % du PIB sur l’ensemble de 2026, avant un retour à 3,1 % en 2027. Elle relie notamment la détérioration attendue en 2026 aux mesures temporaires mises en œuvre par plusieurs États pour amortir les conséquences économiques de la hausse des prix énergétiques.

3. Start-up : la CEDEAO réunit 60 entreprises innovantes à Abuja

Affiche officielle des ECOWAS Startup Awards 2026
La deuxième édition des ECOWAS Startup Awards se déroule du 21 au 30 septembre 2026 à Abuja. Visuel : Commission de la CEDEAO.

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest organise du 21 au 30 septembre 2026, à son nouveau siège d’Abuja, la deuxième édition des ECOWAS Startup Awards.

Soixante start-up de la région ont été sélectionnées dans six domaines : FinTech, HealthTech, AgriTech et systèmes alimentaires, EdTech, technologies propres et climat, ainsi que tourisme et technologies du voyage.

Après une série de masterclasses programmées du 21 au 25 septembre, les présentations aux investisseurs, l’exposition et les remises de prix doivent se dérouler du 28 au 30 septembre.

Des prix, mais surtout un enjeu de changement d’échelle

Les trois premiers projets recevront respectivement30 000, 20 000 et 15 000 dollars de financement d’amorçage. La CEDEAO indique également viser la génération de5 millions de dollars de contrats à travers les différents secteurs représentés.

Au-delà des récompenses, le principal enjeu est la capacité des entreprises technologiques ouest-africaines à accéder à des marchés dépassant leur pays d’origine. La CEDEAO présente ainsi l’initiative comme un outil de transformation numérique, d’intégration régionale et de constitution de chaînes de valeur capables de franchir les frontières nationales.

Source :Commission de la CEDEAO — ECOWAS Startup Awards.

4. Marchés internationaux : l’IA porte le Nasdaq, le pétrole redescend

Le Nasdaq a atteint mardi un nouveau sommet, porté par les valeurs liées à l’intelligence artificielle et aux semi-conducteurs. Le mouvement contraste avec une évolution plus modérée du reste du marché américain.

MarchéSituation du 22 septembreCommentaire
Nasdaq Composite▲ Nouveau recordSoutenu par l’optimisme autour de l’intelligence artificielle.
S&P 500→ Proche de ses sommetsMarché américain toujours élevé mais moins homogène que le Nasdaq.
Brent▼ autour de 100 $/barilRepli lié notamment à l’amélioration des perspectives d’approvisionnement au Moyen-Orient.

Pour l’Afrique de l’Ouest, le mouvement du pétrole demeure nettement plus important que le record du Nasdaq dans l’immédiat. Une détente durable du brut réduirait une partie de la pression supportée par les pays importateurs de produits pétroliers, notamment à travers les coûts de transport, de production et les mécanismes de soutien aux carburants.

À l’inverse, les pays producteurs — notamment le Nigeria et, dans une moindre mesure, le Ghana, la Côte d’Ivoire ou le Sénégal — sont exposés à l’effet du prix du brut sur les recettes d’exportation et les finances publiques.

Source :Reuters — marchés mondiaux, 22 septembre 2026.

5. Matières premières : détente du pétrole, enjeu direct pour l’Afrique de l’Ouest

Matière premièreCours / variationPays particulièrement exposésIncidence régionale
BrentEnviron 99,92 $/baril
▼ −0,43 %
Nigeria, Ghana, Côte d’Ivoire, Sénégal et pays importateurs de produits pétroliersImpact sur les recettes pétrolières des producteurs et sur la facture énergétique, le transport et les finances publiques des importateurs.
Produits énergétiques▲ +19,9 %au deuxième trimestre 2026Ensemble de l’UEMOALa BCEAO relie cette hausse trimestrielle essentiellement au renchérissement du pétrole brut.
Matières premières UEMOA hors pétrole▼ −2,7 %au deuxième trimestre 2026Principaux pays exportateurs agricoles et miniers de l’UnionRepli des prix d’exportation, avec notamment des baisses relevées sur le café et l’or au cours du trimestre.

Cette combinaison est importante pour la région : la hausse de l’énergie accroît les coûts des économies importatrices, alors qu’un affaiblissement parallèle du prix de certaines matières premières exportées peut réduire les recettes extérieures.

Note de la rédaction —Les données et informations de cette édition correspondent aux éléments disponibles à l’heure de clôture éditoriale. Elles peuvent être révisées ou complétées après publication. Cette analyse est destinée à l’information du public et ne constitue pas une recommandation d’investissement.

ECONOZONE — Contenu publié à des fins d’information économique et financière. Les données de marché sont susceptibles d’être ajustées par leurs producteurs ou diffuseurs après publication.