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Vendredi 25 septembre 2026 — Édition de clôture
BRVM : séance fermée · données officielles consolidées au 25 septembre 2026.
La BRVM confirme son rebond vendredi : le Composite clôture à 540,78 points (+1,72 %), le BRVM-30 à 262,04 points (+1,50 %) et le BRVM Prestige à 199,91 points (+1,10 %), pour 4,50 milliards de FCFA échangés. La hausse est large, avec 34 valeurs en progression sur 48. Pour sa deuxième séance, Bridge Bank Group Côte d’Ivoire (BBGC) termine encore à +7,44 %, à 7 795 FCFA. En parallèle, les fintechs accélèrent les paiements transfrontaliers vers l’UEMOA, tandis que le Brent reste autour de 105–106 dollars le baril, maintenant une pression élevée sur la facture énergétique régionale.

1. BRVM : le rebond se confirme, 34 valeurs terminent en hausse
+1,72 %
+1,50 %
FCFA
+7,44 %
Après le rebond de jeudi, la reprise s’élargit nettement vendredi. La clôture montre un marché dominé par les acheteurs, même si plusieurs titres évoluent encore à proximité de leurs limites de variation quotidiennes.
Le BRVM Composite gagne 1,72 % à 540,78 points. Le BRVM-30 progresse de 1,50 % à 262,04 points et le BRVM Prestige de 1,10 % à 199,91 points. La valeur des transactions atteint 4 498 194 716 FCFA. La capitalisation du marché actions ressort à environ 21 206,6 milliards de FCFA.
La séance est portée par SAFCA (+7,50 %), SMB Côte d’Ivoire (+7,48 %), BICB (+7,45 %), BBGC (+7,44 %) et BOA Niger (+7,32 %). À l’inverse, SETAO recule de 7,33 %, Erium Côte d’Ivoire de 4,31 % et Vivo Energy Côte d’Ivoire de 2,22 %.
BBGC : deuxième séance, deuxième hausse proche de la limite
Bridge Bank Group Côte d’Ivoire clôture à 7 795 FCFA, en hausse de 7,44 %, avec 17 004 titres échangés. Le cours se situe désormais environ 15,5 % au-dessus du prix d’introduction de 6 750 FCFA. La demande initiale reste forte, mais les prochaines séances seront importantes pour mesurer la profondeur réelle du marché et la stabilisation du prix après l’effet d’introduction.
| Valeur | Clôture | Variation | Lecture |
|---|---|---|---|
| SAFC | 4 300 FCFA | ▲+7,50 % | Plus forte hausse de la séance. |
| SMBC | 15 810 FCFA | ▲+7,48 % | Forte accélération sur SMB Côte d’Ivoire. |
| BICB | 8 510 FCFA | ▲+7,45 % | Rebond marqué après la baisse précédente. |
| BBGC | 7 795 FCFA | ▲+7,44 % | Deuxième séance toujours très demandée. |
| STAC | 2 085 FCFA | ▼−7,33 % | Plus forte baisse du jour. |
À retenir de la semaine
Le marché termine la semaine sur deux séances de reprise après la forte correction du 23 septembre. La largeur positive de vendredi renforce le signal de rebond, mais la volatilité reste élevée. La confirmation de tendance devra être observée sur plusieurs séances, avec une attention particulière aux volumes, aux valeurs proches des limites de variation et à la stabilisation de BBGC.
2. Eau : Abidjan place une infrastructure invisible au cœur de l’économie ouest-africaine
La gouvernance des bassins partagés conditionne l’agriculture, l’hydroélectricité, les villes, l’industrie et la stabilité régionale.
Les institutions régionales poursuivent à Abidjan une séquence consacrée à la gestion intégrée des ressources en eau. La CEDEAO rappelle que, sauf le Cap-Vert, chaque pays d’Afrique de l’Ouest partage au moins un bassin fluvial avec un voisin. Cette interdépendance transforme l’eau en véritable infrastructure économique régionale.
Pour l’agriculture, la qualité et la disponibilité de l’eau déterminent les rendements, l’irrigation et la sécurité alimentaire. Pour l’énergie, elles conditionnent une partie de la production hydroélectrique. Pour les villes et l’industrie, elles influencent directement les coûts d’approvisionnement, d’assainissement et d’investissement. La gouvernance transfrontalière devient donc un enjeu comparable aux corridors routiers ou électriques : une mauvaise coordination peut créer des coûts, tandis qu’une planification commune peut sécuriser les investissements.
Pourquoi cela compte pour les entreprises
Les secteurs agricoles, agro-industriels, miniers, énergétiques et immobiliers sont directement exposés. Une meilleure planification des ressources réduit l’incertitude sur l’accès à l’eau, améliore la résilience climatique et peut faciliter le financement d’infrastructures régionales.
Source : Forum régional de l’eau de l’Afrique de l’Ouest / CEDEAO.
3. Paiements : Grey ouvre de nouveaux corridors vers le Sénégal et la Côte d’Ivoire
La fintech nigériane étend les paiements en monnaie locale à deux marchés ouest-africains, dans un ensemble de quatre pays représentant plus de 7 milliards de dollars de flux de transferts.
Grey, plateforme nigériane de paiements transfrontaliers soutenue par Y Combinator, a étendu ses services de versement direct au Sénégal, à la Côte d’Ivoire, au Cameroun et au Rwanda. Les bénéficiaires peuvent recevoir des fonds en monnaie locale sur des comptes bancaires ou, selon le marché, via des portefeuilles mobiles.
Pour l’Afrique de l’Ouest, l’enjeu dépasse la concurrence entre applications de transfert. Les paiements transfrontaliers restent coûteux pour les diasporas, les indépendants et les petites entreprises. L’arrivée de nouveaux acteurs peut accroître la pression sur les frais, améliorer la rapidité de règlement et connecter plus directement les revenus en dollars, euros ou livres sterling aux économies locales.
Les quatre marchés ajoutés par Grey représentent ensemble plus de 7 milliards de dollars de flux annuels de transferts selon les données citées par l’entreprise. Le Sénégal et la Côte d’Ivoire constituent donc deux tests importants pour l’intégration de solutions fintech anglophones dans l’espace francophone et dans la zone franc CFA.
Sources : Disrupt Africa · Grey — mises à jour produits.
4. Abidjan prépare la deuxième édition de l’Ivoire Tech Forum
Le rendez-vous annoncé pour novembre veut connecter les start-up ivoiriennes aux investisseurs et accompagner la mise en œuvre du Startup Act.
L’Ivoire Tech Forum doit tenir sa deuxième édition du 11 au 13 novembre 2026 à Abidjan. Après une première édition ayant réuni environ 3 000 participants, l’objectif annoncé est de rapprocher les jeunes entreprises des investisseurs et de structurer davantage l’écosystème autour des technologies émergentes.
Le signal le plus important est institutionnel : l’événement s’inscrit dans la feuille de route numérique 2026–2028, qui prévoit notamment l’opérationnalisation du Startup Act ivoirien, une plateforme nationale de labellisation et le développement d’infrastructures d’innovation hors d’Abidjan. Pour les start-up, la question sera donc de savoir si ces annonces se traduisent en mécanismes concrets : accès au financement, marchés publics, accompagnement, fiscalité et expansion régionale.
Source : Afrique IT News — 25 septembre 2026.
5. Brent à 105,60 dollars : la facture énergétique reste le principal risque externe
−0,94 % jour
les importations
Le léger recul du jour ne change pas encore le problème de fond : le pétrole reste durablement au-dessus de 100 dollars.
Le Brent évolue autour de 105,60 dollars le baril le 25 septembre, en baisse de 0,94 % sur la séance mais en hausse de 21,46 % sur un mois. Pour les économies ouest-africaines importatrices nettes de produits pétroliers, le niveau absolu compte davantage que la variation quotidienne.
Un pétrole durablement cher renchérit les carburants, le transport, le fret, certains intrants agricoles et la production d’électricité. Selon les politiques nationales de prix, le choc peut être absorbé directement par les ménages et les entreprises ou transféré partiellement aux budgets publics via subventions et compensations. Le Nigeria bénéficie davantage de recettes liées aux hydrocarbures, mais reste lui aussi exposé aux arbitrages entre revenus pétroliers, raffinage, importations de produits et prix intérieurs.
Sources principales
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