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Lundi 28 septembre 2026 — Clôture BRVM

Cours de clôture publiés à 15 h 15 GMT.

Par la rédaction d’ECONOZONE

La BRVM termine en hausse, mais l’élan de la mi-journée s’est déplacé : l’indice Prestige ralentit tandis qu’Africa Global Logistics Côte d’Ivoire entre parmi les cinq plus fortes progressions. La CEDEAO et l’UEMOA viennent d’adopter une feuille de route commune sur la sécurité de l’eau. À l’international, le Brent repasse au-dessus de 107 dollars et le rendement américain à dix ans dépasse 5,2 %, deux pressions pour les économies importatrices d’énergie et emprunteuses en devises.

Salle de marché de la BRVM à Abidjan
La BRVM à Abidjan. Photo : PressAfrik.
Participants au Forum régional de l’eau en Afrique de l’Ouest
Forum régional de l’eau. Photo : CEDEAO.

1. La BRVM confirme sa hausse, avec 6,80 milliards de FCFA échangés

BRVM Composite ▲ +0,86 % · 545,41BRVM 30 ▲ +0,83 % · 264,21BRVM Prestige ▲ +0,44 % · 200,78Transactions 6,80 Md FCFA

Le marché conserve ses gains, mais toutes les valeurs ne participent pas également au mouvement.

Le BRVM Composite gagne finalement un peu plus que lors du point de 12 h 30, où il progressait de ▲ +0,79 %. Le Prestige suit le chemin inverse : sa hausse passe de ▲ +0,64 % à ▲ +0,44 %. Les échanges, proches de 3,51 milliards de FCFA à la mi-journée, atteignent 6,80 milliards de FCFA à la clôture. La page officielle indique « séance fermée ».

Les industriels fournissent une part visible du rebond : leur indice sectoriel gagne ▲ +4,34 %. SAFCA Côte d’Ivoire et SETAO figurent parmi les cinq meilleures hausses, tandis qu’Africa Global Logistics Côte d’Ivoire accélère dans l’après-midi pour rejoindre ce groupe. Bridge Bank Group Côte d’Ivoire gagne encore ▲ +7,44 % lors de ses premières séances de cotation.

Sonatel mérite une place particulière dans l’analyse. Le titre sénégalais progresse de ▲ +1,18 % et représente environ 20,1 % de la capitalisation du marché des actions. Ses quelque 2,71 milliards de FCFA échangés correspondent à près de 40 % de la valeur totale des transactions du jour : le volume global reflète donc fortement l’activité d’une seule grande valeur. Fiche BRVM de Sonatel.

Radar BRVM — Top 5 / Flop 5

RangTop 5VariationCommentaire analytiqueFlop 5VariationCommentaire analytique
1SAFCA CI▲ +7,44 %Forte hausse du compartiment industrielTotalEnergies Marketing Sénégal▼ −4,61 %Recul marqué malgré la hausse mondiale du pétrole
2Bridge Bank Group CI▲ +7,44 %Nouvelle progression après son introduction récenteSucrivoire CI▼ −3,87 %Repli d’une valeur de consommation de base
3SETAO CI▲ +7,43 %Rebond industriel confirmé à la clôtureSOGB CI▼ −3,80 %Pression sur le titre lié à l’hévéa
4BOA Niger▲ +7,41 %Hausse prononcée parmi des banques aux parcours contrastésSAPH CI▼ −3,16 %L’autre valeur de l’hévéa cède aussi du terrain
5Africa Global Logistics CI▲ +6,72 %Accélération dans la seconde partie de séanceLoterie nationale du Bénin▼ −2,14 %La baisse s’atténue depuis la mi-journée

Servair Abidjan détache le 29 septembre un dividende net corrigé de 229 FCFA par action, payable le 30 septembre. Son recul de ▼ −2,04 % ce lundi intervient avant le détachement du dividende. Le PDF rectificatif officiel de la BRVM prime sur l’ancienne fiche affichant 124 FCFA.

2. L’Afrique de l’Ouest adopte une feuille de route commune pour sécuriser l’eau

La déclaration d’Abidjan relie approvisionnement des ménages, agriculture, énergie et adaptation au climat.

Dans un communiqué publié le 28 septembre, la CEDEAO annonce que le premier Forum régional de l’eau, organisé avec l’UEMOA et le Comité permanent inter-États de lutte contre la sécheresse dans le Sahel, s’est achevé le 25 septembre par l’adoption de la déclaration d’Abidjan. Les participants ont approuvé un comité régional de suivi et le principe d’un rapport biennal sur l’état de l’eau. Le communiqué de la CEDEAO n’annonce pas de financement d’infrastructures déjà signé.

Réunion du Forum régional de l’eau à Abidjan
La déclaration d’Abidjan a été adoptée le 25 septembre. Photo : CEDEAO.

Dans le Sahel, un approvisionnement irrégulier fragilise les récoltes, l’élevage et les revenus ruraux. Sur le littoral, les villes doivent financer des réseaux capables de suivre la croissance démographique et de résister aux inondations. Le coût se retrouve dans les budgets publics, mais aussi dans le temps consacré par les ménages à obtenir de l’eau et dans la continuité des activités des petites entreprises.

Espace concernéPression dominanteRésultat concret à suivre
Sahel : Burkina Faso, Mali, NigerVariabilité des pluies et accès à l’eau productiveStockage, irrigation et gestion partagée des bassins
Littoral : Bénin, Côte d’Ivoire, Sénégal, TogoBesoins urbains et risques d’inondationRéseaux, assainissement et entretien des ouvrages
Cap-Vert, Guinée-BissauContraintes locales d’approvisionnementContinuité et coût du service pour les ménages
Bassins transfrontaliers, dont ceux impliquant Ghana et NigeriaCoordination entre États et usages concurrentsAccords appliqués et données communes sur les ressources

Ce tableau présente les priorités par pays. Pour les ménages, le niveau de vie dépend de l’accès à l’eau, aux soins et d’un revenu suffisant pour payer les services essentiels. La feuille de route prendra sa valeur lorsqu’elle sera traduite en projets chiffrés, en responsabilités précises et en indicateurs publics.

3. À Abuja, les start-up passent aux présentations devant investisseurs

La CEDEAO prévoit trois prix d’amorçage et vise des contrats régionaux.

Affiche officielle des ECOWAS Startup Awards 2026
Visuel : CEDEAO.

Après les formations organisées du 21 au 25 septembre, les 60 entreprises sélectionnées entrent dans la phase de présentations, d’exposition et de rencontres à Abuja. La CEDEAO annonce des prix de 30 000, 20 000 et 15 000 dollars pour les trois premières, et un objectif de 5 millions de dollars de contrats. Les prix sont prévus ; les contrats restent une cible, non un résultat acquis. CEDEAO, 21 septembre 2026.

Les entreprises couvrent notamment les paiements, la santé, l’agriculture, l’éducation et les technologies propres. Pour celles qui veulent se développer au sein de l’UEMOA et de la CEDEAO, un premier contrat transfrontalier peut démontrer que leur produit fonctionne hors de son marché d’origine. Le passage à l’échelle dépendra toutefois de règles de paiement, de données et d’exploitation compatibles entre pays.

4. Le pétrole et les taux américains pèsent sur les marchés

Nasdaq 100 indicatif ▼ −1,43 %S&P 500 indicatif ▼ −0,91 %Dow Jones indicatif ▼ −0,81 %FTSE 100 indicatif ▲ +0,20 %Shanghai ▼ −1,67 %US 10 ans 5,26 %

Les références américaines ci-dessus sont des cotations indicatives en séance.

Le contraste avec la BRVM est net cet après-midi : les références boursières internationales reculent tandis que le rendement américain à dix ans monte autour de 5,26 %. La Réserve fédérale a relevé le 16 septembre sa fourchette cible de taux directeur à 3,75–4,00 %. Cette fourchette est distincte du rendement auquel s’échangent les obligations à dix ans. Décision officielle de la Fed.

Signal mondialObservation du 28 septembreIncidence possible en Afrique de l’Ouest
Actions américainesRecul des références indicatives en séanceAppétit plus prudent pour les actifs risqués
Taux américain à dix ansEnviron 5,26 %Rendement plus élevé exigé sur les emprunts internationaux
BrentAu-dessus de 107 $/barilFacture énergétique accrue pour les importateurs
Shanghai▼ −1,67 %Signal de prudence pour les exportateurs de minerais exposés à la demande chinoise

Un État ou une entreprise ouest-africaine qui emprunte en dollars doit convaincre des investisseurs ayant accès à des obligations américaines mieux rémunérées. Si le rendement demandé augmente, de nouveaux projets d’infrastructure deviennent plus coûteux à financer. Le pétrole ajoute une seconde pression : les pays importateurs paient davantage leurs achats de carburant en devises, même si la répercussion sur les prix à la pompe dépend ensuite des stocks, des taxes et des décisions nationales.

5. Le Brent rebondit, l’or recule fortement et le cacao se stabilise

Les mouvements du jour opposent le coût de l’énergie pour les importateurs aux recettes attendues par les pays producteurs.

Le Brent gagne ▲ +3,15 % et atteint environ 107,61 dollars le baril dans le relevé consulté. Une hausse durable compliquerait la maîtrise des coûts de transport et des dépenses publiques liées à l’énergie dans l’UEMOA. Le Nigeria et le Ghana peuvent bénéficier de recettes d’exportation plus élevées, mais leurs ménages et entreprises restent sensibles au prix des carburants. L’or recule de ▼ −3,84 % ; le cacao varie peu après un mois de forte baisse.

Matière premièreCours / variationPays particulièrement exposésIncidence régionale
Brent107,61 $/baril · ▲ +3,15 %Nigeria, Ghana, Sénégal ; importateurs de l’UEMOASoutient les recettes des producteurs, renchérit les importations
WTI95,28 $/baril · ▲ +3,10 %Nigeria, GhanaConfirme le rebond pétrolier international
Gaz naturel américain3,12 $/MMBtu · ▼ −3,34 %Nigeria, Sénégal, GhanaRéférence américaine distincte des prix obtenus pour le gaz régional
Or4 120,48 $/once · ▼ −3,84 %Ghana, Mali, Burkina Faso, Côte d’IvoireRéduit la valeur marginale des ventes au cours du jour
Cacao5 621,09 $/tonne · ▲ +0,04 %Côte d’Ivoire, Ghana, NigeriaStabilisation quotidienne après un recul mensuel marqué
Coton0,829 $/livre · ▲ +0,28 %Bénin, Burkina Faso, Mali, Côte d’IvoireLéger soutien aux perspectives de commercialisation
Hévéa2,562 $/kg · ▲ +0,87 %Côte d’Ivoire, Liberia, GhanaSoutien au prix de référence malgré la baisse de SOGB et SAPH
Aluminium3 253,05 $/tonne · ▼ −0,87 %Guinée ; transformateurs régionauxNe se transmet pas automatiquement au prix de la bauxite
Uranium89,50 $/livre · ▲ +0,06 % au 25/09NigerPrix de référence récent, non une cotation du jour

Cours relevés le 28 septembre, sauf indication contraire, et variations par rapport à la séance précédente. Source : Trading Economics.

Les cours internationaux donnent une indication sur les recettes potentielles, mais les prix réellement touchés par les producteurs dépendent des contrats, de la qualité, du transport et des prélèvements locaux. Pour les ménages, la hausse du pétrole peut se diffuser aux déplacements et aux marchandises bien après la séance où elle apparaît sur les écrans.

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