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Mardi 29 septembre 2026 — Clôture BRVM
Mise à jour : 15 h 15 GMT.
La BRVM termine en hausse sur ses trois grands indices, avec Bridge Bank Group et BICI Côte d’Ivoire en tête des progressions, tandis qu’Unilever accuse la plus forte baisse. Dans l’UEMOA, l’échéance fixée par la BCEAO pour l’ouverture des paiements interopérables arrive le 30 septembre. Le pétrole recule plus nettement qu’à midi, sans effacer le renchérissement du mois, et les taux américains continuent de peser sur le financement extérieur.

1. Bridge Bank et BICI propulsent la BRVM, malgré le recul d’Unilever
Le marché progresse de manière inégale ; les services financiers et publics portent davantage les indices que les titres les plus spectaculaires du palmarès.
À la clôture, le Composite gagne 2,63 points par rapport à la veille. Il accélère légèrement depuis le point de midi, où il affichait 547,58 points et 🟢 +0,40 %. Le BRVM 30 ralentit au contraire de 🟢 +0,41 % à 🟢 +0,35 %, tandis que le Prestige passe de 🟢 +0,74 % à 🟢 +0,68 %. La valeur totale échangée atteint 3 275 167 543 FCFA, contre 1 974 341 148 FCFA à 12 h 15, soit environ 1,30 milliard de FCFA d’activité supplémentaire sur la seconde partie de la séance.
Bridge Bank Group Côte d’Ivoire, admise le 24 septembre, clôture à 9 000 FCFA, en hausse de 🟢 +7,46 %. Ses 21 082 actions échangées représentent 189,74 millions de FCFA, soit 5,84 % de la valeur des échanges d’actions indiquée par la BRVM. Ce chiffre renseigne sur l’activité du jour, pas sur son poids dans le calcul du Composite. Les premières séances de la nouvelle banque méritent d’être rapprochées de ses comptes semestriels et de la qualité de ses crédits plutôt que d’être interprétées comme une tendance déjà installée.
BICI Côte d’Ivoire entre dans le Top 5 avec 🟢 +7,37 %, après une cotation négative dans un relevé intermédiaire : le retournement de fin de séance est net, mais les 1 347 titres échangés et 45,33 millions de FCFA de valeur invitent à distinguer amplitude de prix et profondeur du marché. À l’opposé, Unilever Côte d’Ivoire perd 🔴 −7,42 % sur seulement 78 titres et 3,72 millions de FCFA : cette chute est importante pour le porteur, mais sa faible liquidité limite les conclusions que l’on peut tirer du seul pourcentage. Sonatel concentre 851,87 millions de FCFA d’échanges, soit 26,23 % de la valeur d’actions indiquée ; un titre très échangé peut peser davantage sur la lecture de l’activité que plusieurs hausses de faible volume réunies.
Les indices sectoriels confirment cette dispersion : services publics 🟢 +1,03 % et services financiers 🟢 +0,74 %, contre consommation discrétionnaire 🔴 −1,40 %. Ces variations sectorielles et la pondération des sociétés expliquent pourquoi la trajectoire des indices ne reproduit pas mécaniquement le classement des cinq plus fortes variations.
BRVM — cours et palmarès définitifs, 29 septembre 2026 · BRVM — volumes et valeurs, arrêté à 15 h 06 GMT · BRVM — indices et secteurs. Le Bulletin officiel de la cote du 29 septembre n’était pas encore affiché sur la page de téléchargement lors de cette rédaction ; les chiffres ci-dessus proviennent des pages de marché fermées.
Radar BRVM — Top 5 / Flop 5
| Rang | Top 5 | Variation | Commentaire analytique | Flop 5 | Variation | Commentaire analytique |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Bridge Bank Group CI | 🟢 +7,46 % | 21 082 titres et 189,74 M FCFA échangés. | Unilever CI | 🔴 −7,42 % | 78 titres seulement : sensibilité à la faible liquidité. |
| 2 | BICI Côte d’Ivoire | 🟢 +7,37 % | Retournement depuis le relevé intermédiaire ; 1 347 titres. | Tractafric Motors CI | 🔴 −6,02 % | 604 titres échangés, faible valeur traitée. |
| 3 | Erium CI | 🟢 +7,00 % | 2 340 titres ; 4,97 M FCFA de valeur. | Servair Abidjan | 🔴 −5,19 % | 2 373 titres échangés. |
| 4 | SETAO CI | 🟢 +6,25 % | 1 961 titres, environ 4,65 M FCFA. | NSIA Banque CI | 🔴 −4,06 % | 226,21 M FCFA échangés : recul plus liquide. |
| 5 | SOGB CI | 🟢 +4,54 % | 5 557 titres ; 43,30 M FCFA. | BOA Mali | 🔴 −4,00 % | 8 880 titres et 53,93 M FCFA échangés. |
La hausse du Composite s’est confirmée depuis midi, sans progression uniforme des grandes valeurs. La chute d’Unilever a persisté, alors que Servair a réduit sa perte ; le retour de BICI en haut du classement change la photographie de fin de journée. La valeur effectivement échangée, particulièrement sur Sonatel, NSIA Banque et Bridge Bank, donne un repère plus solide que l’amplitude isolée d’un cours.
2. Paiements instantanés : l’échéance du 30 septembre met la BCEAO à l’épreuve de l’usage
L’ouverture des services interopérables doit se traduire en transferts fiables entre banques et portefeuilles électroniques.
La Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest a donné jusqu’au 30 septembre 2026 aux banques, établissements de monnaie électronique et établissements de paiement pour ouvrir effectivement leurs services sur la plateforme PI-SPI. Les institutions de microfinance supervisées disposent d’un délai jusqu’au 30 juin 2027. Au 24 juin, 80 participants étaient connectés et 74 institutions en test réel : ce sont des chiffres datés, qui ne mesurent pas encore le déploiement effectif de fin septembre.
Pour les petits commerçants, artisans et ménages des huit pays, l’intérêt concret est de pouvoir recevoir un paiement depuis un autre réseau sans coût ou détour dissuasif. La couverture télécoms, le téléphone disponible, l’identification, la confiance et la tarification influent sur l’usage dans chaque pays. Une croissance élevée du PIB n’entraîne pas automatiquement une amélioration équivalente du niveau de vie ni l’accès universel à un service de paiement.
| Indicateur UEMOA | Dernier niveau publié | Portée pour les ménages et entreprises |
|---|---|---|
| PI-SPI, 24 juin 2026 | 80 participants connectés ; 74 institutions en test réel | L’usage quotidien devra être suivi à travers les transactions effectivement réalisées. |
| PIB réel, T2 2026 | 🟢 +6,0 % sur un an | Une moyenne régionale ; elle ne mesure ni le revenu disponible ni les écarts sociaux. |
| Inflation, T2 2026 | 🟢 +0,4 % sur un an | L’indice moyen masque des évolutions différentes selon les produits. |
| Crédit au secteur privé, fin juin 2026 | 🟢 +6,6 % sur un an | Le volume progresse, sans indiquer à lui seul l’accès des petites entreprises. |
Le rapport monétaire de septembre montre aussi un déficit budgétaire régional de 3,4 % du PIB au premier semestre, contre 3,2 % un an auparavant. Il faut donc distinguer la bonne tenue de l’activité, la capacité des États à financer leurs services et la situation concrète des ménages. La prochaine information décisive sur PI-SPI sera le nombre d’établissements offrant réellement le service et les frais facturés, pas seulement le respect annoncé de la date.
BCEAO — communiqué sur les échéances PI-SPI · BCEAO — rapport de politique monétaire, septembre 2026.
3. À Abuja, 60 start-up présentent leurs projets aux investisseurs
La CEDEAO distingue demain les projets retenus dans six secteurs, dont la finance et les technologies propres.

Les présentations et rencontres d’investissement ont lieu du 28 au 30 septembre. Les trois premiers prix annoncés sont de 30 000, 20 000 et 15 000 dollars ; l’organisation vise également 5 millions de dollars d’accords. Pour une jeune entreprise de paiement ou de logistique, l’accès à plusieurs marchés ouest-africains dépendra ensuite des contrats, de la distribution et des règles applicables dans chaque pays.
4. Pétrole et taux américains : un répit fragile pour les emprunteurs ouest-africains
Indices américains à l’ouverture du 29 septembre ; rendement obligataire, relevé Reuters du même jour.
La baisse du brut a soutenu l’ouverture de Wall Street. Reuters relevait à l’ouverture le Nasdaq à 🟢 +0,31 %, le S&P 500 à 🟢 +0,21 % et le Dow Jones à 🔴 −0,13 %.
La Réserve fédérale américaine a relevé le 16 septembre sa fourchette cible du taux des fonds fédéraux de 0,25 point à 3,75–4,00 %. Un rendement américain à dix ans proche de 5 % accroît l’alternative disponible pour les investisseurs internationaux. Un État ouest-africain qui souhaite emprunter en dollars peut alors devoir rémunérer davantage le risque propre à sa dette ; le coût exact dépend aussi de sa notation, de la durée et du change. Une détente ponctuelle du pétrole allège la perspective d’inflation importée, mais il faut qu’elle dure pour influer sur les prix du transport et sur les besoins de financement publics.
Reuters — ouverture américaine, 29 septembre · Fed — décision du 16 septembre 2026.
5. Le Brent reflue davantage ; l’or rebondit, le cacao reste sous pression
Les prix du jour changent différemment la facture énergétique des importateurs et les revenus des exportateurs.
À 13 h 06 GMT, le Brent valait 103,32 dollars le baril, en baisse de 🔴 −1,86 % sur la séance, contre 104,74 dollars et 🔴 −0,51 % dans le relevé de 11 h 44. Le WTI descendait à 90,65 dollars, soit 🔴 −2,11 %. Reuters attribue une partie du mouvement à l’amélioration des expéditions de brut au Moyen-Orient. Le Brent demeure toutefois orienté vers une hausse d’environ 14 % sur septembre : une baisse intrajournalière ne ramène donc pas les coûts de l’énergie à leur niveau d’avant ce renchérissement.
Un pétrole moins cher peut réduire, avec décalage, les importations de carburants et les coûts de transport du Mali, du Burkina Faso et d’autres acheteurs nets. Le Nigeria et le Ghana, producteurs, risquent au contraire un moindre soutien à leurs recettes extérieures si la baisse persiste. Le prix payé à la pompe dépend aussi des stocks, du raffinage, des taxes et de la politique de prix nationale. L’or, dont le dernier point chiffré retenu est celui de 11 h 36 GMT, se redresse après la forte baisse de lundi ; les gains potentiels du Ghana, du Mali et du Burkina Faso dépendront des volumes réellement vendus.
| Matière première | Cours / variation | Pays particulièrement exposés | Incidence régionale |
|---|---|---|---|
| Brent | 103,32 $/baril · 🔴 −1,86 % (29 sept., 13 h 06 GMT) | Nigeria, Ghana ; importateurs UEMOA | Moindre prix du brut, effet local différé. |
| WTI | 90,65 $/baril · 🔴 −2,11 % (29 sept., 13 h 06 GMT) | Nigeria, Ghana | Repère complémentaire, distinct des contrats et carburants locaux. |
| Or au comptant | 4 158,28 $/once · 🟢 +1,10 % (29 sept., 11 h 36 GMT) | Ghana, Mali, Burkina Faso, Côte d’Ivoire | Valeur exportée et recettes fiscales selon production et contrats. |
| Cacao | 5 589 $/tonne · 🔴 −0,53 % (28 sept., dernier point retenu) | Côte d’Ivoire, Ghana | Le prix mondial ne se confond pas avec le prix bord champ. |
Reuters — pétrole, 29 septembre à 13 h 06 GMT · Reuters — or, 29 septembre · Trading Economics — cacao, 28 septembre.