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Lundi 5 octobre 2026 — Point de mi-journée
Mise à jour : 12 h 25 GMT.
La BRVM recule au relevé de 12 h 06 GMT : le Composite cède 0,26 %, tandis que le BRVM 30 résiste. AGL progresse, alors que TotalEnergies Sénégal et Unilever figurent parmi les plus fortes baisses. La BCEAO propose aujourd’hui 6 450 milliards de FCFA de refinancement à une semaine, tandis que ses données de crédit montrent des écarts importants entre économies. Les rendements américains restent élevés et le pétrole demeure coûteux, deux contraintes pour le financement et les importations ouest-africaines.



BRVM : le Composite recule, AGL progresse et TotalEnergies Sénégal corrige
Relevé officiel du 5 octobre à 12 h 06 GMT ; cours provisoires, diffusion différée de 15 minutes. Le montant des transactions est celui affiché dans le bloc « Activités du marché ».
Le Composite recule de 0,26 %, tandis que le BRVM 30 reste légèrement positif et que le Prestige cède 0,05 %. Les indices donnent donc une lecture partagée de la séance. La dispersion des volumes impose de distinguer l’ampleur d’une variation et la profondeur du marché qui la porte.

Unilever perd 6,29 % sur 28 titres échangés, alors que TotalEnergies Marketing Sénégal cède 7,43 % sur 918 titres. Un petit ordre peut déplacer fortement un prix lorsque peu de vendeurs ou d’acheteurs se présentent. Ces variations ne suffisent donc pas à établir une détérioration des résultats des sociétés.
AGL et CFAO affichent, à l’inverse, des hausses accompagnées de volumes plus étoffés. Bridge Bank compte 15 525 titres et Sonatel 13 931. Ces nombres ne permettent pas, à eux seuls, de mesurer leur part des transactions en valeur : multiplier tout le volume par le dernier cours ignorerait les prix réellement exécutés. Ils ne renseignent pas davantage leur poids dans les indices.
Radar BRVM — Top 5 / Flop 5
| Rang | Top 5 | Variation | Commentaire analytique | Flop 5 | Variation | Commentaire analytique |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | AGL CI | ▲ +5,08 % | Une progression accompagnée de 11 935 titres échangés. | TotalEnergies Marketing Sénégal | ▼ −7,43 % | 918 titres : plus fort recul du relevé, sur une liquidité limitée. |
| 2 | CFAO Motors CI | ▲ +3,45 % | 8 131 titres : activité plus étoffée que sur plusieurs petites valeurs. | Unilever CI | ▼ −6,29 % | 28 titres seulement : quelques transactions peuvent amplifier la variation. |
| 3 | SMB CI | ▲ +3,34 % | 652 titres : hausse à apprécier avec la faible profondeur du marché. | NEI-CEDA CI | ▼ −5,59 % | 3 423 titres : baisse marquée sur le relevé provisoire. |
| 4 | Orange CI | ▲ +1,92 % | 1 567 titres : rebond du cours, sans mesure ici de contribution à l’indice. | Servair Abidjan | ▼ −5,29 % | 3 149 titres : poursuite du recul après la correction hebdomadaire. |
| 5 | Sucrivoire CI | ▲ +1,45 % | 3 393 titres : hausse distincte de celle des autres valeurs de consommation. | BICICI | ▼ −5,27 % | 275 titres : mouvement bancaire sur peu de titres échangés. |
Le BRVM 30 résiste mieux que le Composite, mais ce décalage ne suffit pas à établir une rotation durable. Pour apprécier la poursuite du mouvement, il faudra confronter les prix à la valeur des échanges et à leur répartition entre émetteurs, plutôt que retenir uniquement les extrêmes du classement.
Source : BRVM, tableau des actions et activité du marché, 5 octobre 2026, 12 h 06 GMT. Les variations sont celles du relevé officiel, sans recalcul à partir du bandeau défilant.
BCEAO : 6 450 milliards proposés aux banques, le crédit aux entreprises reste inégal
L’offre de refinancement du 5 octobre éclaire la transmission monétaire ; les crédits accordés en 2025 montrent ses limites territoriales et productives.
La Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) propose 6 450 milliards de FCFA sur son guichet à une semaine, au taux minimum de soumission de 3,00 %. L’avis publié le 2 octobre fixe la soumission au 5 octobre à 10 h 00 GMT. Il décrit une offre de liquidité, et ne permet pas de présenter ce montant comme un résultat d’adjudication ni comme de nouveaux prêts aux ménages.

Le refinancement soulage la trésorerie bancaire, mais son passage au client dépend du risque de crédit, des garanties et de la concurrence. Une banque peut disposer de ressources tout en refusant un dossier dont les revenus sont mal documentés. Pour une petite entreprise, le coût total du prêt comprend le taux facturé par la banque, les commissions et les sûretés demandées.
Le rapport annuel sur les conditions de banque, publié le 25 septembre et portant sur 2025, situe le taux débiteur moyen à 6,69 %, contre 6,76 % en 2024. Les prêts nouvellement mis en place sont des flux annuels, distincts du stock de créances encore à rembourser. Leur géographie est très contrastée.
| Pays | Nouveaux crédits 2025 Milliards FCFA | Variation 2025 / 2024 |
|---|---|---|
| Bénin | 1 977,9 | ▲ +2,50 % |
| Burkina Faso | 2 418,6 | ▲ +0,20 % |
| Côte d’Ivoire | 8 400,3 | ▲ +13,90 % |
| Guinée-Bissau | 571,8 | ▲ +84,70 % |
| Mali | 1 636,0 | ▼ −23,70 % |
| Niger | 525,9 | ▼ −10,80 % |
| Sénégal | 5 974,7 | ▲ +4,80 % |
| Togo | 1 352,5 | ▲ +23,50 % |
| UEMOA — total | 22 857,9 | ▲ +6,00 % |
La Guinée-Bissau présente la plus forte progression relative sur une base beaucoup plus petite que la Côte d’Ivoire. Le classement des taux de croissance ne mesure donc ni la profondeur bancaire ni l’accès individuel au financement. Cette série couvre les pays de l’UEMOA dans un périmètre statistique commun.
La part des crédits de trésorerie atteint 47,2 % en 2025 ; les prêts à l’équipement reculent de 12,4 %. Financer les stocks et les salaires soutient l’activité immédiate, mais remplacer une machine ou développer une unité de transformation demande des ressources plus longues. Une hausse du crédit total peut ainsi coexister avec une moindre capacité d’investissement.
Cette distinction compte pour les ménages. L’effet de la croissance sur le niveau de vie se mesure dans les revenus, l’emploi stable et l’accès aux services essentiels. Un commerce financé pour renouveler ses stocks peut maintenir des emplois ; une entreprise privée d’équipement peut reporter des recrutements et des gains de productivité. La qualité du financement importe autant que son volume.
Au Mali, le recul du crédit invite à examiner les bilans bancaires. La BCEAO relie notamment la contraction aux provisions constituées par certains établissements sur des créances en souffrance. L’analyse d’une banque cotée exige ses propres données financières. Pour BOA Mali comme pour les grands emprunteurs non cotés, l’analyse utile reste celle des impayés, des garanties, du coût du risque et de la capacité à financer de nouveaux projets.
Sources : BCEAO, offre de liquidité du 5 octobre ; BCEAO, conditions de banque 2025, notamment tableaux et analyses p. 13–23. Interprétation économique : ECONOZONE.
À Accra, Visa élargit son accélérateur au Niger et au Togo
La nouvelle promotion ouvre des portes commerciales aux fintechs.
La sixième promotion de l’Africa FinTech Accelerator de Visa rassemble 21 entreprises de neuf pays, actives sur 24 marchés, selon les informations publiées le 5 octobre par Business Tech Africa et le 2 octobre par FollowICT. Le programme a démarré à Accra. Sako, du Niger, et Borderless, du Togo, illustrent son élargissement géographique au sein de l’UEMOA et de la CEDEAO.

L’accompagnement s’étend sur trois mois et combine formation, mentorat et présentation aux investisseurs. Une sélection améliore la visibilité et l’accès aux partenaires.
Pour une fintech, le débouché concret peut être un accord avec une banque, un distributeur ou un réseau de paiement. La rentabilité dépend alors du revenu par transaction, diminué des coûts de traitement, de conformité, de fraude et de change. Une expansion dans plusieurs pays augmente le marché potentiel, mais ajoute des exigences réglementaires et des besoins de liquidité dans chaque monnaie.
Le rapprochement avec les acteurs ghanéens peut aider les fondateurs à éprouver leur produit auprès de clients réels. Le bénéfice pour les ménages et les petites entreprises devra se mesurer par les frais, la fiabilité et les délais des services, plutôt que par le nombre de pays annoncé. Les étapes décisives seront les contrats effectivement conclus et les financements rendus publics après le programme.
Sources : Business Tech Africa, 5 octobre 2026 ; FollowICT, 2 octobre 2026. Les modalités sont celles rapportées par ces publications ; les effets économiques décrits restent conditionnels.
Les rendements américains restent élevés malgré l’espoir d’une pause de la Fed
Futures américains à 10 h 20 GMT ; FTSE à 10 h 18 GMT ; rendement américain cité dans la dépêche Reuters de 10 h 47 GMT, le 5 octobre. Les futures indiquent les anticipations avant la séance au comptant.

Les contrats américains indiquent un léger recul avant l’ouverture, alors que Londres progresse modestement. Le rendement à dix ans reste élevé. Les conditions du financement à long terme restent liées aux rendements obligataires.
Le 16 septembre, la Réserve fédérale a relevé de 0,25 point sa fourchette cible des taux des fonds fédéraux à 3,75–4,00 %. Il s’agit d’une plage pour un taux de très court terme. Le rendement d’une obligation à dix ans dépend aussi de l’inflation attendue, des émissions de dette et de la rémunération demandée pour immobiliser son argent plus longtemps.
| Radar mondial | Signal vérifié | Transmission à l’Afrique de l’Ouest |
|---|---|---|
| Actions américaines | Futures en léger recul avant ouverture | Une moindre tolérance au risque peut ralentir les levées de fonds et augmenter les exigences des investisseurs ; elle ne détermine pas seule les cours de la BRVM. |
| Dette américaine | US 10 ans : 5,28 % | Une rémunération élevée sur un actif de référence peut relever le rendement exigé d’un emprunt ouest-africain, en plus de sa prime de risque propre. |
| Euro et dollar | Euro sous pression dans la séance européenne | Avec l’ancrage du franc CFA à l’euro, une baisse de l’euro face au dollar augmente, à prix dollar inchangé, le coût en FCFA des importations et du service de la dette libellée en dollars. |
Pour un État ou une entreprise, le coût externe combine le taux de référence et une prime liée à sa solvabilité, à la monnaie et à l’échéance. Des résultats économiques meilleurs peuvent réduire cette prime sans neutraliser un taux mondial élevé. La pression se concentre sur les refinancements, les nouvelles émissions et les prêts à taux variable.
Sources : Reuters, futures et US 10 ans, 5 octobre ; Reuters, Londres, 5 octobre ; Reuters, euro, 5 octobre ; Réserve fédérale, décision du 16 septembre.
Pétrole encore cher, or en hausse : deux soutiens aux exportateurs, deux risques pour les coûts
Le Brent demeure au-dessus de 100 dollars, malgré la remise sur le marché de réserves ; l’or se redresse dans la matinée.
Les relevés du 5 octobre montrent un pétrole volatil et un or plus ferme. Le tableau retient les contrats Brent et WTI de décembre rapportés par le Wall Street Journal. L’effet régional dépend surtout de la position nette de chaque pays en pétrole brut, carburants et or.

La libération annoncée de réserves peut détendre ponctuellement l’offre, mais le prix du brut ne suffit pas à décrire celui du carburant livré. Raffinage, transport maritime, assurance et change s’ajoutent à la facture. Une baisse modeste du pétrole peut ainsi apporter peu de soulagement à un transporteur lorsque le coût du gazole ou du fret reste tendu.
| Matière première | Cours / variation | Pays particulièrement exposés | Incidence régionale |
|---|---|---|---|
| Brent — décembre 2026 | 101,59 $/baril ▼ −0,70 % sur la séance 5 octobre ; heure non fournie | Nigeria, Ghana, Côte d’Ivoire, Sénégal ; importateurs UEMOA | Le niveau soutient la valeur potentielle des exportations de brut, mais renchérit les achats de produits raffinés. Les recettes nettes dépendent des volumes, des contrats, des importations et des coûts. Une subvention amortit le prix à la pompe en transférant une partie de la charge vers le budget public. |
| WTI — décembre 2026 | 88,54 $/baril ▼ −1,00 % sur la séance 5 octobre ; heure non fournie | Pays importateurs et opérateurs pétroliers ouest-africains | Le recul du benchmark américain ne se transmet pas intégralement aux cargaisons indexées sur le Brent. Pour les entreprises, le coût rendu au port puis livré au client compte davantage que le seul cours du WTI ; le décalage limite la baisse immédiate des dépenses de transport. |
| Or — comptant | 4 165,49 $/once troy ▲ +0,60 % sur la séance 5 octobre, 09 h 01 GMT | Ghana, Mali, Burkina Faso, Côte d’Ivoire | À production et change constants, un cours plus élevé augmente la valeur des ventes. Le gain pour l’État et les ménages dépend ensuite des redevances, de la fiscalité, des achats locaux et des emplois. Les coûts énergétiques, les couvertures et les teneurs peuvent limiter l’amélioration des marges minières. |
Les performances sont intrajournalières, comparées à la référence de la séance précédente dans chaque source. L’article fournit des cotations pétrolières datées du jour. Le tableau distingue l’or au comptant du contrat à terme de décembre.
Pour les pays aurifères, des exportations mieux valorisées peuvent renforcer les devises et certaines recettes fiscales. Leur conversion en pouvoir d’achat suppose toutefois des retombées locales et des dépenses publiques efficaces. Pour les importateurs d’énergie, la priorité immédiate reste la facture de carburants : elle touche les déplacements, les groupes électrogènes, la logistique agricole et, par ces canaux, le prix des denrées.
Sources : Wall Street Journal, contrats pétroliers de décembre, 5 octobre 2026 ; Reuters, or à 09 h 01 GMT, 5 octobre ; Reuters, contexte pétrolier actualisé le 5 octobre. Les incidences régionales sont une analyse conditionnelle d’ECONOZONE.