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Mardi 6 octobre 2026 — Clôture BRVM

Mise à jour : 15 h 48 GMT.

Article de Félix BROU

La BRVM a renforcé son avance après midi : le Composite gagne 1,06 %, tandis que 2,46 milliards de FCFA ont changé de mains, avec une liquidité moins dépendante de Sonatel qu’à 11 h 45. L’offre hebdomadaire de 6 450 milliards de FCFA de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest reste le principal signal régional, car son effet économique dépend du passage de la liquidité bancaire vers le crédit productif. À l’international, le repli du Brent vers 98 dollars allège la facture énergétique des pays importateurs, alors que le rendement américain à dix ans, proche de 5,28 %, continue de renchérir le financement en dollars.

Siège de la BRVM à Abidjan
Abidjan — siège de la BRVM, photographie d’archive de Zenman, CC BY-SA 3.0.
Siège de la BCEAO à Dakar
Dakar — siège de la BCEAO, photographie d’archive de JiElle.
Finalistes des ECOWAS Startup Awards à Abuja
Abuja — ECOWAS Startup Awards, 30 septembre 2026, CEDEAO.

La hausse s’élargit à la clôture, Orange CI prend la tête

Composite 544,87 · ▲ +1,06 %BRVM 30 263,93 · ▲ +1,08 %BRVM Prestige 202,93 · ▲ +1,31 %Transactions 2,462 milliards FCFA

La page officielle indique « Séance fermée ». Relevé des cours arrêté à 15 h 06 GMT ; valeur des transactions actualisée à 15 h 30 GMT. Les comparaisons de cours utilisent exclusivement le tableau de clôture du 6 octobre.

Le mouvement positif observé à midi s’est amplifié sur les trois indices. Le BRVM Composite est passé de +0,52 % à +1,06 %, le BRVM 30 de +0,52 % à +1,08 % et le BRVM Prestige de +0,64 % à +1,31 %. L’accélération du Prestige montre que l’achat ne s’est pas limité à une valeur isolée : plusieurs grandes capitalisations et titres liquides ont participé au mouvement, même si les écarts restent marqués d’un secteur à l’autre.

Siège de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières à Abidjan
BRVM, Abidjan — Zenman, Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0 ; photographie d’archive.

Les échanges ont augmenté de 853,6 millions de FCFA depuis le relevé de 11 h 45, pour atteindre 2,462 milliards. Sonatel demeure la première valeur par capitaux, avec 1,045 milliard de FCFA, mais sa part est revenue de 49,82 % à midi à 42,48 % à la clôture. La valeur absolue de ses échanges a progressé tandis que sa domination relative a reculé : les ordres de l’après-midi se sont donc répartis plus largement.

Bridge Bank Group Côte d’Ivoire a concentré 206,99 millions de FCFA, soit 8,42 % des transactions, et termine à 9 650 FCFA, en hausse de 4,95 %. NSIA Banque Côte d’Ivoire suit avec 201,60 millions de FCFA, soit 8,20 % du marché, mais recule de 4,98 %. Cette opposition entre deux banques très échangées explique pourquoi l’indice financier finit presque stable, à −0,07 %, malgré la forte progression de Bridge Bank. Société Générale Côte d’Ivoire et Société Ivoirienne de Banque portent respectivement 4,07 % et 3,21 % des capitaux. Les cinq valeurs les plus traitées cumulent ainsi 66,38 % des échanges, contre environ 69,5 % à midi.

La consommation discrétionnaire gagne 3,51 % et les télécommunications 2,92 %, soutenues notamment par Orange Côte d’Ivoire. À l’inverse, les services publics cèdent 2,38 % et l’industrie 0,80 %. Ces divergences montrent une séance haussière, mais sélective : les capitaux ont privilégié les télécommunications, certaines financières et quelques valeurs de consommation, sans entraîner uniformément toute la cote.

RangTop 5VariationCommentaire analytiqueFlop 5VariationCommentaire analytique
1Orange CI▲ +7,49 %Le titre accélère nettement après +3,02 % à midi ; 35,93 millions de FCFA échangés donnent davantage de consistance au mouvement.SMB CI▼ −5,85 %La baisse s’accentue par rapport à midi, sur 23,73 millions de FCFA de transactions.
2Tractafric Motors CI▲ +7,40 %Une hausse forte, mais bâtie sur moins d’un million de FCFA : le signal de prix reste sensible à quelques ordres.NSIA Banque CI▼ −4,98 %Le repli porte sur 201,60 millions de FCFA, soit 8,20 % du marché ; c’est la baisse la plus significative en liquidité.
3Filtisac CI▲ +6,76 %Le titre confirme et renforce sa hausse de midi, mais les capitaux engagés restent modestes à 1,48 million de FCFA.Setao CI▼ −4,55 %La pression vendeuse persiste, tout en s’atténuant légèrement par rapport au recul de 4,77 % observé à midi.
4CFAO Motors CI▲ +5,14 %Le gain reste élevé, quoique légèrement inférieur à celui de midi ; 2,73 millions de FCFA ont été échangés.CIE CI▼ −3,13 %La baisse de cette valeur défensive contribue au recul de l’indice des services publics, avec 21,99 millions de FCFA traités.
5Bernabé CI▲ +4,97 %Le titre entre dans le Top 5 en fin de séance, sur un montant limité à 1,74 million de FCFA.AGL CI▼ −1,47 %Le repli s’est réduit après −2,78 % à midi ; 16,49 millions de FCFA ont néanmoins changé de mains.

Orange Côte d’Ivoire a transformé une progression déjà visible à midi en première hausse de la cote, tandis que Filtisac et CFAO Motors ont conservé leur place parmi les gagnants. Safca, troisième à midi, termine encore positive mais à seulement +0,71 %. Du côté des replis, SMB Côte d’Ivoire a prolongé sa baisse et NSIA Banque a rejoint le bas du classement avec un volume financier substantiel. La clôture confirme donc la tendance haussière générale, mais l’analyse des montants invite à distinguer les mouvements soutenus par une vraie liquidité de ceux produits par quelques transactions.

Sources : BRVM, résumé de la séance, cours de clôture et volumes et valeurs, 6 octobre 2026.

BCEAO : 6 450 milliards de FCFA pour alimenter le crédit bancaire

L’injection hebdomadaire soutient la trésorerie des banques de l’UEMOA.

Siège de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest à Dakar
BCEAO, Dakar — JiElle, 2008 ; photographie d’archive.

Pour sa quarantième adjudication hebdomadaire de 2026, la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest offre 6 450 milliards de FCFA à une semaine au taux minimum de 3,00 %. En intégrant ses autres guichets, l’injection globale annoncée atteint 6 722,9 milliards. Il s’agit d’un refinancement à court terme : les banques reçoivent temporairement de la liquidité contre des garanties éligibles et doivent la rembourser selon les conditions de l’opération.

Repère monétaireDécision ou niveauEffet économique à surveiller
Adjudication du 5 octobre6 450,0 Md FCFA à une semaineRéduit les tensions immédiates de trésorerie des banques ; l’effet sur le crédit dépend ensuite de leur appétit pour le risque et de la demande solvable.
Ensemble des guichets6 722,9 Md FCFAMesure l’appui total annoncé, sans constituer un montant directement versé aux ménages ou aux entreprises.
Taux directeur principal3,00 %Fixe un plancher au refinancement hebdomadaire ; les prêts bancaires incorporent aussi le risque du client, les coûts d’exploitation et la durée.
Guichet de prêt marginal5,00 %Rend le recours d’urgence plus coûteux et encourage les banques à gérer leur liquidité avant la fin de journée.
Réserves obligatoires3,00 %Une partie des ressources bancaires reste immobilisée auprès de la banque centrale afin de contribuer à la stabilité monétaire.

Le mécanisme importe pour les huit pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine, mais sa transmission varie selon les portefeuilles bancaires. Une banque bien capitalisée, disposant de garanties et de clients documentés peut transformer plus facilement cette liquidité en prêts. Une petite entreprise informelle, sans comptes réguliers ni sûretés, peut rester exclue même lorsque le système bancaire est abondamment refinancé.

Pour les ménages, les effets se mesureront dans le coût et la disponibilité des crédits immobiliers, scolaires ou d’équipement. Pour les entreprises, il faut observer les taux effectivement facturés, les maturités, les garanties demandées et la part des nouveaux concours allant à l’agriculture, à l’industrie et aux petites entreprises. Une économie peut afficher une croissance élevée sans amélioration équivalente du niveau de vie lorsque le crédit finance peu d’emplois productifs ou reste concentré sur un nombre réduit de grandes signatures.

Sources : BCEAO, adjudication n°40/H/2026 ; BCEAO, décision de politique monétaire du 9 septembre 2026. Transmission au crédit : analyse ECONOZONE.

Abuja distingue trois start-up utiles aux services essentiels

HubPharm Africa, Gaynako et My Opinion reçoivent 65 000 dollars au total. Les prix apportent un premier capital et de la visibilité, mais le passage à l’échelle dépendra des clients, des autorisations et des réseaux régionaux.

Remise des prix aux lauréats des ECOWAS Startup Awards à Abuja
Finale des ECOWAS Startup Awards à Abuja, 30 septembre 2026 — CEDEAO.

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest a attribué le premier prix de 30 000 dollars à HubPharm Africa, entreprise nigériane active dans l’accès aux produits pharmaceutiques et aux services de santé. La sénégalaise Gaynako reçoit 20 000 dollars pour une solution qui transforme le typha invasif en alimentation animale. My Opinion, de Côte d’Ivoire, obtient 15 000 dollars. Baykart, de Gambie, et Afrikan Coders, du Cap-Vert, complètent les cinq finalistes.

Pour HubPharm, la disponibilité des médicaments dépend de l’approvisionnement, de la qualité, de la conformité et de la logistique du dernier kilomètre. Le prix peut financer une étape commerciale ou technique, mais 30 000 dollars restent modestes face aux besoins en stocks et aux exigences réglementaires d’un service de santé.

Gaynako relie environnement et élevage. La conversion du typha peut réduire une nuisance écologique tout en créant un intrant local pour les éleveurs. La viabilité se jugera sur le coût de collecte, la régularité de la matière, la valeur nutritionnelle et le prix rendu à l’exploitation. My Opinion illustre pour sa part la diversité des solutions retenues, mais le communiqué officiel ne détaille pas son modèle ; il serait imprudent d’en déduire des revenus ou un financement supplémentaire.

La CEDEAO a également lancé une Académie de développement du secteur privé et un réseau régional de start-up. Leur utilité dépendra de services mesurables : accès aux marchés, partenariats, conformité transfrontalière et financement de suivi. La récompense reconnaît le potentiel de la solution.

Source : CEDEAO, résultats des ECOWAS Startup Awards publiés le 2 octobre 2026.

Wall Street progresse, mais le coût de l’argent reste élevé

Nasdaq 27 650,92 · ▲ +0,63 %S&P 500 7 817,12 · ▲ +0,56 %Dow Jones 51 511,59 · ▲ +0,48 %FTSE 100 10 559,03 · ▲ +0,58 %US 10 ans 5,28 % · Référence

Wall Street : relevé en séance du 6 octobre à environ 14 h 30 GMT. FTSE 100 : estimation intrajournalière à 13 h 52 GMT. Rendement américain à dix ans : niveau observé en séance, et non variation en points de pourcentage.

Les indices américains ont inscrit de nouveaux sommets intrajournaliers, soutenus par la technologie et une participation positive de neuf secteurs sur onze. Un rendement du Trésor américain à dix ans proche de 5,28 % maintient une référence très rémunératrice pour un actif considéré comme sûr.

Bâtiment de la Réserve fédérale à Washington
Réserve fédérale, Washington — Ted Eytan, Wikimedia Commons, CC BY-SA 2.0 ; photographie d’archive.

Pour les États et entreprises d’Afrique de l’Ouest qui empruntent en dollars, ce niveau oblige généralement à offrir une prime supplémentaire afin d’attirer les investisseurs. Le coût peut se transmettre au service de la dette, aux projets d’infrastructure et au crédit bancaire. En parallèle, la baisse du dollar observée durant la séance peut procurer un léger répit aux importateurs régionaux, mais elle ne neutralise pas l’effet d’un taux sans risque aussi élevé.

La Réserve fédérale fixe actuellement une fourchette cible de 3,75 % à 4,00 % pour les fonds fédéraux. Il ne s’agit pas d’un taux unique. Les marchés réévaluent le calendrier des prochaines décisions après le ralentissement de l’emploi américain, tandis que plusieurs responsables de la banque centrale continuent de signaler que la lutte contre l’inflation n’est pas achevée.

À Londres, le FTSE 100 a profité du recul du pétrole et de la détente des rendements britanniques. Pour l’Afrique de l’Ouest, le signal mondial est donc partagé : l’appétit pour le risque se redresse et l’énergie se replie, mais le prix de référence du financement à long terme demeure contraignant.

Sources : Reuters, marchés américains et mondiaux, 6 octobre 2026 ; Réserve fédérale, fourchette cible.

Le pétrole recule sous 100 dollars, l’or progresse

Les cours ci-dessous sont des relevés intrajournaliers du 6 octobre 2026 ; les variations sont calculées par rapport à la clôture précédente.

Le Brent et le WTI reculent à mesure que les flux d’exportation du Moyen-Orient se redressent et que les pays du Groupe des Sept évoquent l’usage de réserves stratégiques. Cette baisse réduit immédiatement la valeur potentielle des exportations pour les producteurs, mais elle allège en sens inverse la facture d’importation des économies dépendantes des carburants achetés à l’étranger.

Lingots d’or
Lingots d’or — photographie d’archive, Wikimedia Commons.

L’or progresse dans un contexte de baisse du dollar et de détente partielle des rendements obligataires. Le mouvement soutient les perspectives de recettes des producteurs aurifères régionaux, mais il ne se transforme pas automatiquement en revenu public : l’effet dépend des volumes effectivement produits, des coûts d’exploitation, des contrats, de la fiscalité et du calendrier de rapatriement des recettes.

Matière premièreCours / variationPays particulièrement exposésIncidence régionale
Brent, contrat le plus actif98,48 $/baril
▼ −1,80 %
14 h 30 GMT
Nigeria, Ghana, Côte d’Ivoire, Sénégal ; importateurs de l’UEMOALe recul comprime la valeur unitaire des exportations et peut réduire les recettes fiscales des producteurs si le mouvement dure. Pour les importateurs nets, il modère le coût des achats de brut et de produits raffinés, améliore potentiellement la balance commerciale et limite la pression sur les subventions ou les prix à la pompe ; la transmission dépend toutefois des stocks, des taxes et des mécanismes nationaux de fixation.
WTI, contrat le plus actif88,01 $/baril
▼ −1,60 %
14 h 30 GMT
Repère mondial ; raffineurs et importateurs ouest-africainsLe WTI confirme la détente du complexe pétrolier. Un écart durable avec le Brent peut modifier les arbitrages d’approvisionnement et les coûts de couverture des importateurs ; pour les ménages, l’effet sur le transport et l’alimentation ne devient visible qu’après la répercussion dans les prix domestiques.
Or au comptant4 155,34 $/once
▲ +0,40 %
séance américaine
Ghana, Mali, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, SénégalLa hausse améliore le chiffre d’affaires potentiel des mines et la valeur des exportations. Elle peut renforcer les recettes en devises et certaines rentrées fiscales, mais le bénéfice budgétaire varie selon les régimes de redevances, les exonérations, les coûts énergétiques et la part de production formellement déclarée.
Or, contrat décembre4 182,30 $/once
▲ +0,60 %
séance américaine
Producteurs aurifères et sociétés minières régionalesLe contrat à terme indique que le marché conserve une prime sur l’échéance de décembre. Le revenu encaissé dépend des volumes couverts, de la base locale, des frais de raffinage et du change.

Pour les finances publiques ouest-africaines, les deux mouvements produisent des effets opposés. Le pétrole moins cher favorise les importateurs mais réduit la rente des producteurs ; l’or plus cher soutient les pays miniers, à condition que la progression se traduise en production, en exportations déclarées et en prélèvements effectivement recouvrés.

Sources : Reuters, pétrole à 14 h 30 GMT et or en séance américaine, 6 octobre 2026.