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Lundi 12 octobre 2026 — Clôture BRVM
Mise à jour : 20 h 49 GMT.
Sonatel convertira chaque action en dix titres le 26 octobre, selon l’avis de la BRVM daté du 12 octobre. La BRVM termine en baisse modérée : le Composite cède 0,26 %, dans une séance de 2,919 milliards de FCFA dominée par SITAB et Sonatel. Sur le marché régional de la dette, les résultats de l’émission de 7,5 milliards de FCFA de la Guinée-Bissau n’étaient pas encore publiés au relevé de 15 h 44 GMT. À l’international, la poussée du Brent au-dessus de 106 dollars ravive le risque d’inflation et maintient la pression sur les coûts énergétiques ouest-africains. Wall Street évolue sans direction nette avant les statistiques américaines de prix et les résultats des grandes banques.


Sonatel fractionnera ses actions par dix le 26 octobre ; la BRVM clôture en repli
Cours définitifs du 12 octobre 2026. Tableau officiel BRVM arrêté à 15 h 15 GMT.
Sonatel : chaque action deviendra dix actions le 26 octobre
L’avis n° 304-2026/BRVM/DG, daté du 12 octobre, fixe les modalités du fractionnement. La BRVM publiera le cours théorique ajusté le vendredi 23 octobre.
La Société nationale des télécommunications (Sonatel), cotée sous le symbole SNTS, procédera au fractionnement de ses actions le lundi 26 octobre 2026. Chaque action ancienne sera convertie en dix actions nouvelles. La valeur nominale passera de 500 à 50 FCFA, tandis que le nombre de titres composant le capital augmentera de 100 millions à un milliard. Le capital social restera de 50 milliards de FCFA : les droits de chaque actionnaire seront répartis entre un nombre de titres dix fois plus élevé.
| Modalité | Calendrier et chiffres | Effet pour les actionnaires |
|---|---|---|
| Prise d’effet | Lundi 26 octobre 2026 | Une action ancienne sera convertie en dix actions nouvelles. |
| Valeur nominale | 500 FCFA → 50 FCFA | Le capital social se répartira entre un milliard d’actions. |
| Cours théorique ajusté | Publication le vendredi 23 octobre 2026 | La référence officielle accompagnera la cotation des actions fractionnées. |
Le mécanisme se comprend avec un exemple : si une action vaut 45 000 FCFA avant le fractionnement, sa valeur théorique devient 4 500 FCFA et son détenteur reçoit dix actions, pour un total de 45 000 FCFA. Ce calcul illustre le rapport de conversion ; le cours théorique officiel sera fixé à partir de la référence retenue par la BRVM le 23 octobre. Les prix évolueront ensuite selon les ordres d’achat et de vente.
Un prix unitaire réduit facilite l’accès au titre pour les épargnants disposant de montants modestes et permet de répartir plus finement leurs achats. Pour une valeur qui concentre une part importante des échanges régionaux, cette accessibilité peut élargir le nombre de participants. L’amélioration de la liquidité dépendra cependant de l’activité effective des acheteurs et des vendeurs, de la quantité de titres disponible et des frais de transaction.
La comparaison des cours devra intégrer le fractionnement. Les séries historiques, les bénéfices et les dividendes par action devront être exprimés sur une base comparable. Une ancienne action donnant droit à dix nouvelles, le bénéfice correspondant à chacune sera mécaniquement réparti entre dix titres, à résultat global constant. Les variations boursières et les ratios calculés sur ces données ajustées permettront de suivre correctement la performance après le 26 octobre.
Sources : BRVM, avis n° 304-2026/BRVM/DG du 12 octobre 2026, document communiqué à ECONOZONE ; Sonatel, convocation et projets de résolutions de l’assemblée générale extraordinaire du 8 octobre 2026. Dates à suivre : 23 octobre, publication de la référence ; 26 octobre, prise d’effet.
Une séance en repli, dominée par SITAB et Sonatel
Le Composite termine 0,08 point de pourcentage plus bas qu’au relevé de midi, tandis que le BRVM 30 réduit légèrement sa perte. Le Prestige, presque stable à la mi-journée, cède finalement 0,26 %. La valeur échangée passe de 1,072 milliard à 2,919 milliards de FCFA, signe d’une accélération des transactions dans l’après-midi.
SITAB concentre environ 950,6 millions de FCFA, soit 32,56 % de la séance, devant Sonatel avec près de 852,8 millions, soit 29,21 %. À elles deux, les lignes absorbent 61,77 % de la valeur négociée. Bridge Bank suit à 128,36 millions de FCFA, soit 4,40 %. Cette concentration explique pourquoi les mouvements d’un nombre limité de valeurs peuvent masquer la faible profondeur du reste de la cote.

| Rang | Top 5 | Variation | Commentaire analytique | Flop 5 | Variation | Commentaire analytique |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Bernabé Côte d’Ivoire | ▲ +4,72 % | Le titre conserve la première place, mais le mouvement ne mobilise qu’environ 1,04 million de FCFA. La hausse demeure donc fragile au regard de la profondeur du carnet. | BOA Niger | ▼ −6,48 % | La plus forte baisse s’appuie sur 44,70 millions de FCFA, soit 1,53 % du marché. Son assise est nettement plus importante que celle de plusieurs mouvements extrêmes du jour. |
| 2 | TotalEnergies Marketing CI | ▲ +4,53 % | Près de 19,9 millions de FCFA accompagnent la progression. Le titre résiste ainsi au choc pétrolier mondial, mais une hausse durable du brut pourrait peser sur les besoins de trésorerie et les marges de distribution. | Oragroup Togo | ▼ −6,00 % | La baisse s’atténue légèrement par rapport à midi, sur 11,37 millions de FCFA. Elle reste néanmoins un signal défavorable pour une valeur bancaire déjà peu liquide. |
| 3 | Africa Global Logistics CI | ▲ +4,20 % | La progression mobilise environ 52,6 millions de FCFA. Elle est mieux étayée que les deux premières hausses et bénéficie d’un flux acheteur visible en fin de séance. | SETAO Côte d’Ivoire | ▼ −4,98 % | Le titre ne se redresse pas après midi. Environ 9 millions de FCFA ont été échangés, ce qui limite son incidence sur l’indice mais confirme une pression persistante. |
| 4 | SICABLE Côte d’Ivoire | ▲ +3,46 % | La hausse ralentit légèrement par rapport au point de midi et repose sur 8,08 millions de FCFA. Elle reste positive, mais n’entraîne pas l’ensemble du compartiment industriel. | BICI Côte d’Ivoire | ▼ −4,54 % | La banque, déjà en recul à midi, accentue sa baisse. Les échanges n’atteignent que 7,84 millions de FCFA, très loin des principales lignes bancaires de la séance. |
| 5 | NSIA Banque Côte d’Ivoire | ▲ +3,41 % | Le mouvement apparaît dans l’après-midi avec 35,56 millions de FCFA échangés. Il compense partiellement les replis de BOA Niger, BICI et plusieurs autres banques. | SAPH Côte d’Ivoire | ▼ −2,50 % | Le recul intervient sur environ 18,5 millions de FCFA. Il traduit une pression plus mesurée que les quatre premiers flops, mais s’inscrit dans une séance globalement défavorable. |
Entre midi et la clôture, Nestlé et Servair ont effacé leurs hausses, tandis que TotalEnergies Côte d’Ivoire, Africa Global Logistics et NSIA Banque ont rejoint le Top 5. Côté baisses, BOA Niger et SAPH apparaissent dans le radar final, alors que BOA Bénin et Onatel réduisent leur recul. Le marché clôture donc sur une correction diffuse, mais la concentration des capitaux sur SITAB et Sonatel reste le fait déterminant de la séance.
Sources : BRVM, cours de clôture du 12 octobre 2026 ; BRVM, volumes et valeurs.
Guinée-Bissau : l’émission de 7,5 milliards de FCFA attend encore son verdict
Le Trésor a proposé un bon à douze mois et une obligation à trois ans au coupon de 6,25 %. Les résultats d’adjudication n’étaient pas encore publiés à 15 h 44 GMT.
L’appel d’offres a fermé à 10 h 30 GMT. L’opération combine un bon assimilable du Trésor remboursable en octobre 2027 et une obligation assimilable du Trésor à trente-six mois, remboursable en octobre 2029. L’absence de résultats au moment de cette édition interdit encore de conclure sur la demande, le taux de couverture ou le coût effectivement accepté par l’État.
| Instrument | Conditions annoncées | Ce que révéleront les résultats |
|---|---|---|
| Bon du Trésor | 12 mois ; intérêts précomptés ; nominal de 1 million de FCFA | Le taux moyen pondéré montrera le prix demandé par les investisseurs pour financer le besoin de trésorerie à court terme. |
| Obligation du Trésor | 3 ans ; coupon annuel de 6,25 % ; remboursement in fine | Le rendement retenu permettra de mesurer l’appétit pour une exposition plus longue. Il pourra différer du coupon selon les prix proposés. |
| Montant recherché | 7,5 milliards de FCFA | Le taux de couverture et le montant retenu indiqueront si le marché régional a absorbé l’offre sans exiger une concession excessive. |
Le financement en FCFA écarte un risque de change direct, mais ne supprime ni le risque de refinancement ni la concurrence entre émetteurs souverains. Les banques régionales arbitrent entre rendement, liquidité, échéance et solidité budgétaire. Une demande faible peut conduire le Trésor à accepter un coût supérieur ou à retenir moins que le montant recherché.
Pour les ménages, l’utilité économique de cette dette dépendra de l’affectation des fonds. Les infrastructures, la santé, l’éducation et les investissements améliorant la productivité peuvent soutenir le revenu futur. Le financement de dépenses courantes récurrentes apporte un répit budgétaire plus immédiat, mais produit moins de capacités nouvelles de remboursement.
Source : UMOA-Titres, émission du 12 octobre 2026.
Les Startup Awards de la CEDEAO misent sur l’accélération plutôt que sur les seuls prix
Sur 8 679 inscriptions provenant de douze États, 1 499 candidatures ont été jugées recevables et soixante entreprises ont atteint la finale.
La deuxième édition des ECOWAS Startup Awards, organisée à Abuja, a retenu soixante finalistes dans six secteurs : technologies éducatives, finance numérique, santé, agriculture et systèmes alimentaires, technologies propres et tourisme. Les trois premiers prix représentent respectivement 30 000, 20 000 et 15 000 dollars.

Les 65 000 dollars de récompenses restent modestes au regard des besoins d’une entreprise cherchant à se développer dans plusieurs pays. Le dispositif le plus structurant est le programme d’accélération de six mois offert aux soixante finalistes, avec mentorat, mise en relation avec des investisseurs et intégration au réseau régional de la CEDEAO.
Pour produire un effet économique durable, cet accompagnement doit aider les entreprises à franchir des obstacles concrets : compatibilité des paiements, règles différentes d’un pays à l’autre, logistique transfrontalière, accès aux données, homologation des produits et mobilisation de capitaux. La réussite se mesurera moins au nombre de cérémonies qu’au chiffre d’affaires régional, aux emplois formels créés et à la survie des entreprises après l’accélération.
Source : Commission de la CEDEAO, ECOWAS Startup Awards 2026.
Le pétrole au-dessus de 106 dollars ravive le risque d’inflation
Relevés du 12 octobre vers 14 h 45 GMT. Wall Street était encore en séance ; le marché obligataire américain était fermé pour jour férié.
Wall Street évolue sans direction commune : le Dow Jones progresse grâce aux valeurs énergétiques et à Salesforce, tandis que la technologie pèse sur le Nasdaq. La hausse du brut renforce les inquiétudes sur l’inflation, avant les données américaines de prix à la consommation mercredi et de prix à la production jeudi.

La Réserve fédérale fixe une fourchette cible de 3,75–4,00 % pour les fonds fédéraux. Le rendement à dix ans, dernier repère disponible avant la fermeture obligataire du jour, se situe autour de 5,24 %. Pour un État ou une entreprise ouest-africaine empruntant en dollars, cette référence s’additionne à une prime de crédit, une prime de liquidité et au risque de change.
La hausse du pétrole agit également par les coûts courants. Les transporteurs, producteurs d’électricité thermique et importateurs de produits raffinés doivent mobiliser davantage de dollars et de crédit. La monnaie chinoise, le yuan, reste de son côté exposée à l’écart de taux avec les États-Unis : des rendements américains élevés favorisent le dollar et renchérissent indirectement les importations ouest-africaines facturées en devise américaine.
Sources : Reuters, Wall Street, 12 octobre 2026 ; Associated Press, marchés mondiaux ; Réserve fédérale, fourchette cible.
Le pétrole rebondit de 2 %, l’or cède sous la pression du dollar
Les attaques contre des infrastructures et des navires au Moyen-Orient ramènent le Brent près de son plus haut niveau depuis deux semaines.

| Matière première | Cours / variation | Pays particulièrement exposés | Incidence régionale |
|---|---|---|---|
| Brent — décembre 2026 | 106,76 $/baril ▲ +2,00 % 12 octobre, 15 h 07 GMT | Nigeria, Ghana, Côte d’Ivoire, Sénégal ; importateurs de l’UEMOA | La hausse augmente simultanément les recettes brutes potentielles des producteurs et la facture des importateurs. Plusieurs pays producteurs achetant aussi des carburants raffinés à l’étranger, l’amélioration des exportations ne supprime pas la pression sur les prix intérieurs, les subventions et les besoins en devises. |
| WTI — novembre 2026 | 93,69 $/baril ▲ +2,00 % 12 octobre, 15 h 07 GMT | Raffineurs, transporteurs, distributeurs et importateurs régionaux | Le rebond renforce le coût de référence des approvisionnements et du fret. Sa transmission aux consommateurs dépend des stocks, du dollar, des taxes et du calendrier de révision des prix à la pompe ; elle peut aussi apparaître dans le coût des denrées transportées. |
| Or au comptant | 4 172,36 $/once troy ▼ −0,50 % 12 octobre, 13 h 44 GMT | Ghana, Mali, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Sénégal | La fermeté du dollar et les rendements élevés réduisent l’attrait immédiat du métal. Le niveau reste toutefois favorable aux exportateurs ; l’effet budgétaire dépend des volumes formels, des coûts énergétiques, des redevances et de la capacité des administrations à capter les recettes. |
| Cacao — référence internationale | 5 659,01 $/tonne ▼ −0,11 % 12 octobre, relevé journalier | Côte d’Ivoire, Ghana, Nigeria | Le léger recul prolonge un mois défavorable sans provoquer, à lui seul, de choc immédiat sur les producteurs. La transmission dépend des prix garantis, des contrats déjà couverts, des volumes de la nouvelle campagne et des coûts de financement des achats de fèves. |
| Coton — référence américaine | 0,803 $/livre ▼ −0,26 % 12 octobre, relevé journalier | Bénin, Burkina Faso, Mali, Côte d’Ivoire | La baisse réduit marginalement la valeur potentielle des exportations tandis que les sociétés cotonnières continuent de financer intrants, collecte et stockage. Les rendements agricoles et la qualité de la fibre détermineront davantage le revenu final qu’un mouvement quotidien limité. |
Le retournement du pétrole depuis le relevé de midi est le principal changement de l’après-midi. Pour l’Afrique de l’Ouest, il renforce le risque d’inflation importée par le transport, l’électricité thermique et la distribution alimentaire. L’or reste élevé malgré son repli, tandis que le cacao et le coton évoluent sans mouvement suffisant pour modifier immédiatement les conditions des campagnes agricoles.
Sources : Reuters, pétrole, 12 octobre 2026 ; Reuters, or, 12 octobre 2026 ; Trading Economics, cacao ; Trading Economics, coton.