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Mardi 13 octobre 2026 — Clôture BRVM
Mise à jour : 15 h 45 GMT.
La BRVM accentue son recul en clôture : le Composite cède 0,28 % et les transactions atteignent 6,166 milliards de FCFA, près de trois fois le relevé de midi. TotalEnergies Côte d’Ivoire conserve la première hausse, tandis que SICABLE et NSIA Banque basculent dans le Flop 5. L’analyse fiscale du FMI et l’incident de paiement observé au Ghana gardent leur portée régionale. À Wall Street, les banques ne compensent pas totalement la faiblesse des semi-conducteurs, alors que le pétrole se détend et que l’or progresse légèrement.


La baisse s’accentue en clôture, les échanges triplent et TotalEnergies CI garde la tête
Séance du 13 octobre fermée ; tableau officiel des actions arrêté à 15 h 30 GMT et activité du marché affichée à 15 h 38 GMT.
La correction s’est élargie après midi. Le Composite perd finalement 0,28 %, contre 0,09 % au relevé de 11 h 45 ; le BRVM 30 passe de −0,17 % à −0,36 %. Le Prestige, encore en hausse de 0,05 % à midi, inverse sa direction et termine à −0,11 %. La valeur globale des transactions progresse de 2,070 milliards à 6,166 milliards de FCFA, soit près de trois fois le relevé de mi-journée.

La remontée des transactions n’empêche pas la baisse indicielle : elle indique surtout que davantage de capitaux ont changé de mains. Dans le compartiment financier, BOA Mali concentre 334,09 millions de FCFA, devant Société Générale Côte d’Ivoire à 206,39 millions, Bridge Bank à 123,49 millions et BOA Côte d’Ivoire à 113,16 millions. Ces quatre lignes totalisent 777,13 millions de FCFA dans le périmètre du tableau sectoriel officiel.
La part des échanges mesure la concentration des capitaux négociés ; le poids dans l’indice dépend de la capitalisation retenue par la BRVM. La progression de valeurs peu profondes ne suffit donc pas à compenser le recul de grandes lignes comme Sonatel, Ecobank Côte d’Ivoire, Société Générale Côte d’Ivoire et plusieurs banques régionales.
Sonatel : le fractionnement se rapproche, sans création de valeur mécanique
Sonatel clôture à 44 900 FCFA, en baisse de 0,22 %. L’avis officiel n° 304 fixe au 26 octobre le fractionnement d’une action ancienne en dix actions nouvelles ; la valeur nominale passera de 500 à 50 FCFA et le cours théorique ajusté sera publié le 23 octobre. À valeur inchangée, une action à 44 900 FCFA correspondrait à dix actions de 4 490 FCFA.
Le prix unitaire réduit permettra des ordres plus fins et peut élargir l’accès au titre. La liquidité ne progressera durablement que si le nombre d’acheteurs et de vendeurs augmente. Les comparaisons historiques devront ajuster cours, volumes et données par action afin d’éviter une rupture artificielle le 26 octobre.
Tractafric termine deuxième hausse du jour à +6,02 % sur seulement 2,11 millions de FCFA environ. Le paiement annoncé d’un dividende de 209 FCFA par action le 23 octobre peut soutenir l’intérêt pour le titre, mais la faible valeur échangée montre que quelques ordres restent capables d’amplifier le cours.
Sources : BRVM, cours des actions et statut de séance, 13 octobre 2026 ; BRVM, volumes et valeurs — services financiers ; BRVM, avis officiel Sonatel du 12 octobre.
| Rang | Top 5 | Variation | Commentaire analytique | Flop 5 | Variation | Commentaire analytique |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | TotalEnergies Marketing CI | ▲ +6,83 % | Le titre accélère encore après midi et clôture à 3 205 FCFA. Environ 22,6 millions de FCFA calculés au cours de clôture donnent davantage d’assise au mouvement que le relevé de midi, sans en faire une ligne dominante de la séance. | SICABLE Côte d’Ivoire | ▼ −6,99 % | La valeur bascule de la stabilité à la plus forte baisse du jour. Quelque 1 053 titres ont changé de mains : le mouvement reste sensible à la faible profondeur du carnet. |
| 2 | Tractafric Motors CI | ▲ +6,02 % | La hausse se maintient à proximité de son niveau de midi, mais seulement 479 titres sont échangés. Le dividende du 23 octobre offre un repère fondamental ; la liquidité demeure étroite. | SAFCA Côte d’Ivoire | ▼ −3,38 % | La baisse s’accentue par rapport au point de midi. Les 4 666 titres négociés représentent environ 18,7 millions de FCFA au cours de clôture, une assise supérieure à celle de plusieurs extrêmes du radar. |
| 3 | SETAO Côte d’Ivoire | ▲ +3,99 % | Le rebond observé à midi se confirme à 2 085 FCFA. La valeur calculée au cours de clôture avoisine 5,1 millions de FCFA, ce qui limite son influence sur l’indice global. | NSIA Banque Côte d’Ivoire | ▼ −3,20 % | Le titre se retourne nettement pendant l’après-midi et clôture à 21 000 FCFA. La valeur officielle échangée atteint 60,68 millions de FCFA, ce qui rend la baisse plus significative que plusieurs replis de petites lignes. |
| 4 | BOA Niger | ▲ +3,80 % | La reprise de lundi est conservée à la clôture. La valeur officielle échangée atteint 26,36 millions de FCFA ; le titre répare une partie de sa chute antérieure sans effacer sa volatilité récente. | Erium Côte d’Ivoire | ▼ −2,56 % | Le recul apparaît dans le radar final sur 2 082 titres. Son incidence indicielle reste limitée, mais il contribue à l’élargissement de la baisse après midi. |
| 5 | Nestlé Côte d’Ivoire | ▲ +2,67 % | Nestlé entre dans le Top 5 final et clôture à 15 400 FCFA. Seulement 680 titres ont été négociés : la hausse décrit davantage la rareté des échanges qu’un flux massif. | CFAO Motors Côte d’Ivoire | ▼ −2,36 % | La variation reste identique à celle de midi. Les 2 726 titres négociés ne suffisent pas à donner au recul un poids important dans l’ensemble du marché. |
Depuis midi, TotalEnergies Côte d’Ivoire renforce sa hausse, Tractafric et SETAO la conservent, tandis que Nestlé remplace SMB dans le Top 5. Africa Global Logistics efface sa baisse et clôture en hausse de 1,34 %. À l’inverse, SICABLE et NSIA Banque basculent dans le Flop 5. La multiplication des transactions s’accompagne donc d’une correction plus large, dominée par les services financiers et publics, tandis que l’énergie progresse de 2,50 %.
Fiscalité des entreprises : le FMI replace les exonérations face au coût des services publics
Le chapitre fiscal des Perspectives de l’économie mondiale d’octobre 2026 éclaire les arbitrages entre investissement privé, recettes et infrastructures.
Le Fonds monétaire international publie aujourd’hui son édition d’octobre des Perspectives de l’économie mondiale. Son analyse de l’impôt sur les sociétés montre que la concurrence fiscale se déplace progressivement des taux affichés vers les avantages ciblés. Les dispositifs contre le transfert artificiel des bénéfices renforcent le lien entre profits déclarés et activité réelle.

Dans l’échantillon international étudié, une réduction d’un point du taux moyen des pays comparables est associée à une réduction de 0,4 point du taux national. Il s’agit d’une relation estimée sur un ensemble de pays, utile pour comprendre les interactions régionales. Le FMI souligne aussi que la baisse d’impôt produit des effets différents selon qu’elle est financée par la dette ou par une réduction des investissements publics.
| Choix fiscal | Canal économique | Application à l’Afrique de l’Ouest |
|---|---|---|
| Exonération ciblée | Réduction du coût de l’investissement privé | Évaluer les emplois, les achats locaux et les investissements supplémentaires effectivement obtenus pour chaque avantage accordé. |
| Compensation par la dette | Recettes différées et intérêts futurs | Intégrer le service de la dette au coût budgétaire de l’avantage, surtout lorsque le marché régional exige des rendements élevés. |
| Compensation par moins d’infrastructures | Affaiblissement des services productifs | Une économie d’impôt peut perdre son utilité si les entreprises supportent davantage de coupures électriques, de transport ou de formation. |
Pour les États de l’UEMOA, le Ghana et le Nigeria, l’application de ce diagnostic appelle une comparaison des avantages sur une base commune : durée, coût budgétaire, investissement réalisé et emplois pérennes. Une implantation nouvelle peut élargir l’activité, mais des incitations concurrentes peuvent aussi déplacer un même projet entre voisins sans accroître l’investissement régional total. Cette incidence constitue une analyse d’ECONOZONE à partir des mécanismes étudiés par le FMI.
Le niveau de vie dépend des salaires, de la qualité du travail et des services financés par l’impôt. Une production plus élevée apporte un bénéfice limité aux ménages si l’emploi reste précaire ou si l’accès à l’école, aux soins et à l’électricité se détériore. Le suivi des dépenses fiscales devrait ainsi rapprocher les résultats des entreprises bénéficiaires de leurs effets sur les revenus et les services essentiels.
Source : FMI, octobre 2026, chapitre 3, fiscalité des sociétés et effets transfrontaliers.
Au Ghana, une panne de virements rappelle le coût caché de la croissance des fintechs
Paystack a signalé puis résolu le 12 octobre une interruption liée à la plateforme interbancaire GIP.
Paystack indique que les paiements par virement au Ghana ont été perturbés de 10 h 13 à 10 h 59 GMT le 12 octobre, soit quarante-six minutes. La plateforme attribue l’incident à une indisponibilité de GIP et précise avoir travaillé avec Ghana Interbank Payment and Settlement Systems, ou GhIPSS, pour rétablir le service.

L’incident éclaire une contrainte du modèle des paiements numériques : l’expérience du commerçant dépend à la fois de son prestataire, de la banque et de l’infrastructure de règlement. Un réseau commercial étendu produit peu de valeur si un client ne peut finaliser son achat ou si le vendeur ne peut rapprocher le paiement de sa facture.
Au sein de l’UEMOA et de la CEDEAO, la résilience exige des canaux de secours, une information rapide sur le statut des paiements et des mécanismes évitant les débits multiples lors des nouvelles tentatives. Pour une petite entreprise, les conséquences possibles passent par des ventes reportées, un besoin de fonds de roulement plus élevé et du temps consacré au traitement des réclamations.
Paystack ne publie pas dans cet avis le nombre de transactions touchées ni leur montant. L’analyse économique porte donc sur le mécanisme opérationnel : la croissance du volume de paiements doit s’accompagner d’une maîtrise des dépendances techniques. Pour les investisseurs, la disponibilité, le taux de réussite et le coût des incidents complètent utilement les chiffres d’utilisateurs ou de transactions.
Source : Paystack, historique officiel, incident au Ghana du 12 octobre 2026.
Les banques américaines prennent le relais, le reflux du pétrole soulage l’Europe
Wall Street : relevé du 13 octobre à 14 h 20 GMT ; FTSE 100 : 10 h 23 GMT ; rendement américain à dix ans : 14 h 45 GMT.
Wall Street évolue presque à l’équilibre après des résultats bancaires contrastés. Les semi-conducteurs pèsent sur le Nasdaq, tandis que Londres reste soutenue par les financières et la détente du pétrole. Les investisseurs attendent l’inflation américaine du 14 octobre, qui influencera les anticipations de taux.

| Signal | Période | Incidence régionale |
|---|---|---|
| Wall Street presque stable | 13 octobre, 14 h 20 GMT | La sélectivité accroît l’importance des profits et de la qualité du crédit dans les décisions de financement. |
| FTSE 100 en hausse | 13 octobre, 10 h 23 GMT | Le recul énergétique soutient les marges des importateurs ; les groupes extractifs restent sensibles aux volumes et aux cours. |
| Taux américain à dix ans | 5,22 %, 13 octobre | Ce niveau élevé s’ajoute à la prime propre à chaque emprunteur ouest-africain lors d’un financement en dollars. |
La Réserve fédérale maintient une fourchette cible de 3,75–4,00 % pour les fonds fédéraux, fixée le 16 septembre. Une variation des marchés d’actions ne modifie pas directement cette fourchette. Les taux longs reflètent notamment l’inflation attendue et l’offre de dette ; leur niveau influence le coût des euro-obligations, du crédit commercial et des investissements en dollars.
Le reflux du pétrole réduit la pression immédiate sur les importations ouest-africaines, mais les entreprises restent exposées au change. La monnaie chinoise, le yuan, peut bénéficier d’un dollar moins ferme et d’un écart de taux réduit ; pour les acheteurs régionaux, le coût final des machines et équipements dépend de la devise du contrat et du financement mobilisé.
Sources : Reuters, Wall Street, 13 octobre ; Reuters, FTSE 100 ; Associated Press, taux à dix ans ; Réserve fédérale.
Le pétrole se détend, le cacao bondit et l’or se redresse
La matinée apporte un répit énergétique aux importateurs et un signal contrasté pour les revenus agricoles.
Le Brent et le WTI refluent après leur hausse de lundi. L’or bénéficie d’un dollar moins ferme, tandis que la référence du cacao progresse fortement. Ces mouvements se transmettent différemment aux budgets publics, aux entreprises et aux ménages.

| Matière première | Cours / variation | Pays particulièrement exposés | Incidence régionale |
|---|---|---|---|
| Brent — décembre 2026 | 105,86 $/baril ▼ −0,80 % 13 octobre, 14 h 45 GMT Variation par rapport à la référence précédente du fournisseur | Nigeria, Ghana, Côte d’Ivoire, Sénégal ; importateurs UEMOA | Le reflux allège les achats futurs, mais un prix supérieur à 100 dollars maintient la facture en devises élevée. Les pays producteurs conservent des recettes unitaires importantes et supportent parallèlement le coût des carburants raffinés qu’ils importent. |
| WTI — novembre 2026 | 92,08 $/baril ▼ −1,77 % 13 octobre, 08 h 20 GMT Variation par rapport à la référence précédente du fournisseur | Raffineurs et transporteurs ouest-africains | Le coût livré dépend aussi du fret, de l’assurance et du dollar. La baisse de la référence internationale peut améliorer la trésorerie des distributeurs avant de se transmettre aux prix à la pompe, selon le renouvellement des stocks. |
| Or au comptant | 4 178,97 $/once troy ▲ +0,20 % 13 octobre, 13 h 19 GMT Variation par rapport à la référence précédente du fournisseur | Ghana, Mali, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Sénégal | Le rebond soutient la valeur des exportations non couvertes. Son effet sur les budgets dépend des volumes déclarés, des redevances et des coûts de production ; les emplois et achats locaux déterminent la part de revenu restant dans les économies minières. |
| Cacao — référence CFD | 5 876,19 $/tonne ▲ +3,53 % 13 octobre, Relevé journalier, heure non fournie Variation par rapport à la référence précédente du fournisseur | Côte d’Ivoire, Ghana, Nigeria | La hausse accroît la valeur potentielle des ventes futures et les besoins de financement des acheteurs. Le revenu des planteurs dépend des prix garantis, de la récolte et des contrats conclus ; une hausse provoquée par une pénurie peut coexister avec une baisse des volumes agricoles. |
| Coton — référence CFD | 0,8043 $/livre ▼ −0,21 % 13 octobre, Relevé journalier, heure non fournie Variation par rapport à la référence précédente du fournisseur | Bénin, Burkina Faso, Mali, Côte d’Ivoire | Le recul limite les recettes potentielles tandis que les dépenses de collecte et d’intrants restent engagées. La qualité, le rendement et les mécanismes nationaux de fixation du prix comptent davantage pour le revenu final qu’une variation quotidienne limitée. |
La détente du pétrole atténue une partie du choc d’importation, mais les stocks achetés auparavant, le transport et le change retardent son effet sur les consommateurs. Le cacao offre une perspective plus favorable aux ventes encore exposées aux cours courants. Pour les planteurs, l’amélioration du prix doit être rapprochée du volume récolté et des coûts de campagne : une recette unitaire supérieure peut compenser seulement en partie une récolte plus faible.
Sources : Associated Press, pétrole et taux, 13 octobre ; Reuters, or ; Trading Economics, cacao ; coton. Les références agricoles sont des CFD de suivi, sans échéance de contrat publiée.