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Mardi 13 octobre 2026 — Point de mi-journée

Mise à jour : 12 h 06 GMT.

La BRVM évolue presque à l’équilibre, malgré des mouvements de plus de 6 % sur TotalEnergies CI et Tractafric. Le calendrier du fractionnement de Sonatel reste au centre du suivi des opérations sur titres. La nouvelle analyse fiscale du FMI rappelle que l’attraction des investissements doit préserver les recettes finançant les services publics ouest-africains. Le pétrole se détend, tandis que le cacao rebondit et que les marchés attendent les résultats bancaires américains.

Siège de la BRVM à Abidjan
Abidjan — siège de la BRVM, Zenman, Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0 ; photographie d’archive.
Entrepreneurs et responsables réunis à Abuja
Abuja, Nigeria — entrepreneurs réunis par la CEDEAO, 30 septembre 2026 ; photographie d’archive.

La BRVM résiste au recul des grandes lignes, TotalEnergies CI et Tractafric accélèrent

Composite 544,97 · ▼ −0,09 %BRVM 30 263,70 · ▼ −0,17 %BRVM Prestige 202,67 · ▲ +0,05 %Transactions 2,070 milliards FCFA

Relevé BRVM du 13 octobre à 11 h 45 GMT ; données provisoires, diffusion différée de quinze minutes.

Les indices évoluent peu, mais la dispersion demeure forte. TotalEnergies Marketing Côte d’Ivoire et Tractafric progressent de plus de 6 %, tandis qu’Africa Global Logistics recule de plus de 5 %. La baisse de Sonatel, Bridge Bank et Ecobank Côte d’Ivoire limite l’effet des hausses sur le marché.

Siège de la BRVM à Abidjan
Abidjan — Zenman, Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0 ; photographie d’archive.

Le tableau des valeurs échangées attribue 626,88 millions de FCFA à Sonatel, devant Société Générale Côte d’Ivoire à 114,79 millions, BOA Côte d’Ivoire à 85,07 millions et Bridge Bank à 82,85 millions. Sonatel représente 42,67 % selon le dénominateur propre à ce tableau. Le bandeau général affiche séparément 2,070 milliards de FCFA de transactions ; les parts individuelles sont conservées dans le périmètre du tableau, sans les rapporter à ce total différent.

Ces proportions mesurent la concentration des échanges. Le poids dans l’indice dépend de la capitalisation prise en compte par la BRVM. Une hausse spectaculaire sur une petite ligne peut donc coexister avec un indice légèrement négatif, surtout lorsque les grandes capitalisations reculent.

Sonatel prépare le passage à dix actions pour une

L’avis officiel n° 304 du 12 octobre fixe au 26 octobre le fractionnement de Sonatel : une action ancienne donnera dix actions nouvelles. La valeur nominale passera de 500 à 50 FCFA ; le cours théorique ajusté doit être publié le 23 octobre. Avec une référence illustrative de 45 000 FCFA, dix actions à 4 500 FCFA représenteraient la même valeur totale.

Un prix unitaire plus faible permet des achats plus fins et peut élargir l’accès au titre. L’activité effective des ordres déterminera la liquidité supplémentaire. Les historiques de cours, volumes et données par action devront être ajustés pour que le fractionnement ne crée pas de rupture artificielle dans les comparaisons.

BRVM, avis officiel Sonatel du 12 octobre 2026.

RangTop 5VariationCommentaire analytiqueFlop 5VariationCommentaire analytique
1TotalEnergies Marketing CI▲ +6,67 %La hausse porte sur 12,74 millions de FCFA. Le mouvement soutient l’énergie, mais un cours pétrolier plus bas agit sur la trésorerie et les marges avec un délai lié aux stocks.Africa Global Logistics CI▼ −5,54 %Le titre rend une partie du gain de lundi, sur 3 millions de FCFA seulement. L’amplitude est élevée par rapport à la taille des échanges.
2Tractafric Motors CI▲ +6,51 %Seulement 1,90 million de FCFA accompagne la hausse. Une faible offre de titres peut amplifier le cours sans signaler une révision générale des perspectives automobiles.CFAO Motors CI▼ −2,36 %Les 2,27 millions échangés contrastent avec la hausse de Tractafric. Les deux valeurs automobiles présentent une profondeur limitée.
3SETAO CI▲ +3,99 %Le rebond sur 4,57 millions intervient après le recul de lundi. La faiblesse des capitaux engagés appelle une confirmation par plusieurs séances.SAFCA CI▼ −2,29 %Le recul repose sur 3,63 millions de FCFA. Il influence peu la tendance globale, mais accentue la fragilité du titre.
4BOA Niger▲ +3,80 %Les échanges atteignent 23,86 millions. Le rebond répare une partie de la chute de lundi, sans l’effacer entièrement.Loterie nationale du Bénin▼ −2,18 %La correction sur 8,07 millions est plus étayée que celle des premières valeurs du Flop. Son évolution mérite un suivi au-delà d’un seul relevé.
5SMB CI▲ +2,70 %La progression mobilise 11,02 millions de FCFA. Elle donne un deuxième appui à l’énergie, avec une liquidité plus consistante que Tractafric.SODECI▼ −2,12 %Les 11,66 millions négociés donnent une assise réelle au recul. Les services publics restent sensibles aux besoins de financement et aux coûts opérationnels.

La matinée montre des rotations rapides après la correction de lundi : BOA Niger et SETAO rebondissent, alors qu’Africa Global Logistics corrige. La faible valeur négociée sur plusieurs leaders limite toutefois la portée de leurs variations. La capacité des grandes lignes à absorber les ventes sera décisive pour l’évolution des indices cet après-midi.

Sources : BRVM, cours du 13 octobre ; valeurs échangées, même arrêté de 11 h 45 ; Bulletin officiel du 12 octobre.

Fiscalité des entreprises : le FMI replace les exonérations face au coût des services publics

Le chapitre fiscal des Perspectives de l’économie mondiale d’octobre 2026 éclaire les arbitrages entre investissement privé, recettes et infrastructures.

Le Fonds monétaire international publie aujourd’hui son édition d’octobre des Perspectives de l’économie mondiale. Son analyse de l’impôt sur les sociétés montre que la concurrence fiscale se déplace progressivement des taux affichés vers les avantages ciblés. Les dispositifs contre le transfert artificiel des bénéfices renforcent le lien entre profits déclarés et activité réelle.

Entrepreneurs ouest-africains réunis à Abuja
Abuja — CEDEAO, 30 septembre 2026 ; photographie d’archive illustrant l’entrepreneuriat régional.

Dans l’échantillon international étudié, une réduction d’un point du taux moyen des pays comparables est associée à une réduction de 0,4 point du taux national. Il s’agit d’une relation estimée sur un ensemble de pays, utile pour comprendre les interactions régionales. Le FMI souligne aussi que la baisse d’impôt produit des effets différents selon qu’elle est financée par la dette ou par une réduction des investissements publics.

Choix fiscalCanal économiqueApplication à l’Afrique de l’Ouest
Exonération cibléeRéduction du coût de l’investissement privéÉvaluer les emplois, les achats locaux et les investissements supplémentaires effectivement obtenus pour chaque avantage accordé.
Compensation par la detteRecettes différées et intérêts futursIntégrer le service de la dette au coût budgétaire de l’avantage, surtout lorsque le marché régional exige des rendements élevés.
Compensation par moins d’infrastructuresAffaiblissement des services productifsUne économie d’impôt peut perdre son utilité si les entreprises supportent davantage de coupures électriques, de transport ou de formation.

Pour les États de l’UEMOA, le Ghana et le Nigeria, l’application de ce diagnostic appelle une comparaison des avantages sur une base commune : durée, coût budgétaire, investissement réalisé et emplois pérennes. Une implantation nouvelle peut élargir l’activité, mais des incitations concurrentes peuvent aussi déplacer un même projet entre voisins sans accroître l’investissement régional total. Cette incidence constitue une analyse d’ECONOZONE à partir des mécanismes étudiés par le FMI.

Le niveau de vie dépend des salaires, de la qualité du travail et des services financés par l’impôt. Une production plus élevée apporte un bénéfice limité aux ménages si l’emploi reste précaire ou si l’accès à l’école, aux soins et à l’électricité se détériore. Le suivi des dépenses fiscales devrait ainsi rapprocher les résultats des entreprises bénéficiaires de leurs effets sur les revenus et les services essentiels.

Source : FMI, octobre 2026, chapitre 3, fiscalité des sociétés et effets transfrontaliers.

Au Ghana, une panne de virements rappelle le coût caché de la croissance des fintechs

Paystack a signalé puis résolu le 12 octobre une interruption liée à la plateforme interbancaire GIP.

Paystack indique que les paiements par virement au Ghana ont été perturbés de 10 h 13 à 10 h 59 GMT le 12 octobre, soit quarante-six minutes. La plateforme attribue l’incident à une indisponibilité de GIP et précise avoir travaillé avec Ghana Interbank Payment and Settlement Systems, ou GhIPSS, pour rétablir le service.

Entrepreneurs ouest-africains réunis à Abuja
Abuja — CEDEAO, 30 septembre 2026 ; photographie d’archive illustrant l’entrepreneuriat régional.

L’incident éclaire une contrainte du modèle des paiements numériques : l’expérience du commerçant dépend à la fois de son prestataire, de la banque et de l’infrastructure de règlement. Un réseau commercial étendu produit peu de valeur si un client ne peut finaliser son achat ou si le vendeur ne peut rapprocher le paiement de sa facture.

Au sein de l’UEMOA et de la CEDEAO, la résilience exige des canaux de secours, une information rapide sur le statut des paiements et des mécanismes évitant les débits multiples lors des nouvelles tentatives. Pour une petite entreprise, les conséquences possibles passent par des ventes reportées, un besoin de fonds de roulement plus élevé et du temps consacré au traitement des réclamations.

Paystack ne publie pas dans cet avis le nombre de transactions touchées ni leur montant. L’analyse économique porte donc sur le mécanisme opérationnel : la croissance du volume de paiements doit s’accompagner d’une maîtrise des dépendances techniques. Pour les investisseurs, la disponibilité, le taux de réussite et le coût des incidents complètent utilement les chiffres d’utilisateurs ou de transactions.

Source : Paystack, historique officiel, incident au Ghana du 12 octobre 2026.

Les banques américaines prennent le relais, le reflux du pétrole soulage l’Europe

Nasdaq futures ▼ −0,53 %S&P 500 futures ▼ −0,08 %Dow Jones futures ▲ +0,30 %FTSE 100 ▲ +0,73 %US 10 ans 5,24 % · Référence du 9 octobre

Contrats américains : relevé du 13 octobre à 05 h 33 GMT ; FTSE 100 : 10 h 23 GMT. Le rendement obligataire est une référence antérieure explicitement datée.

Les contrats américains divergent avant les résultats des grandes banques, tandis que Londres progresse avec les financières et la détente du pétrole. Les investisseurs attendent aussi l’inflation américaine du 14 octobre, qui influencera les anticipations de taux.

Bâtiment de la Réserve fédérale à Washington
Washington — Ted Eytan, Wikimedia Commons, CC BY-SA 2.0.
SignalPériodeIncidence régionale
Contrats américains dispersés13 octobre, avant ouvertureLa sélectivité accroît l’importance des profits et de la qualité du crédit dans les décisions de financement.
FTSE 100 en hausse13 octobre, 10 h 23 GMTLe recul énergétique soutient les marges des importateurs ; les groupes extractifs restent sensibles aux volumes et aux cours.
Taux américain à dix ans5,24 %, référence du 9 octobreCette base élevée s’ajoute à la prime propre à chaque emprunteur ouest-africain lors d’un financement en dollars.

La Réserve fédérale maintient une fourchette cible de 3,75–4,00 % pour les fonds fédéraux, fixée le 16 septembre. Une variation des marchés d’actions ne modifie pas directement cette fourchette. Les taux longs reflètent notamment l’inflation attendue et l’offre de dette ; leur niveau influence le coût des euro-obligations, du crédit commercial et des investissements en dollars.

Le reflux du pétrole réduit la pression immédiate sur les importations ouest-africaines, mais les entreprises restent exposées au change. La monnaie chinoise, le yuan, peut bénéficier d’un dollar moins ferme et d’un écart de taux réduit ; pour les acheteurs régionaux, le coût final des machines et équipements dépend de la devise du contrat et du financement mobilisé.

Sources : TipRanks, 13 octobre ; Reuters, FTSE 100 ; Réserve fédérale.

Le pétrole se détend, le cacao bondit et l’or se redresse

La matinée apporte un répit énergétique aux importateurs et un signal contrasté pour les revenus agricoles.

Le Brent et le WTI refluent après leur hausse de lundi. L’or bénéficie d’un dollar moins ferme, tandis que la référence du cacao progresse fortement. Ces mouvements se transmettent différemment aux budgets publics, aux entreprises et aux ménages.

Lingots d’or
Stevebidmead, Wikimedia Commons, CC0 ; photographie d’illustration.
Matière premièreCours / variationPays particulièrement exposésIncidence régionale
Brent — décembre 2026105,03 $/baril
▼ −1,52 %
13 octobre, 08 h 20 GMT
Variation par rapport à la référence précédente du fournisseur
Nigeria, Ghana, Côte d’Ivoire, Sénégal ; importateurs UEMOALe reflux allège les achats futurs, mais un prix supérieur à 100 dollars maintient la facture en devises élevée. Les pays producteurs conservent des recettes unitaires importantes et supportent parallèlement le coût des carburants raffinés qu’ils importent.
WTI — novembre 202692,08 $/baril
▼ −1,77 %
13 octobre, 08 h 20 GMT
Variation par rapport à la référence précédente du fournisseur
Raffineurs et transporteurs ouest-africainsLe coût livré dépend aussi du fret, de l’assurance et du dollar. La baisse de la référence internationale peut améliorer la trésorerie des distributeurs avant de se transmettre aux prix à la pompe, selon le renouvellement des stocks.
Or au comptant4 184,84 $/once troy
▲ +0,30 %
13 octobre, 11 h 33 GMT
Variation par rapport à la référence précédente du fournisseur
Ghana, Mali, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, SénégalLe rebond soutient la valeur des exportations non couvertes. Son effet sur les budgets dépend des volumes déclarés, des redevances et des coûts de production ; les emplois et achats locaux déterminent la part de revenu restant dans les économies minières.
Cacao — référence CFD5 876,19 $/tonne
▲ +3,53 %
13 octobre, Relevé journalier, heure non fournie
Variation par rapport à la référence précédente du fournisseur
Côte d’Ivoire, Ghana, NigeriaLa hausse accroît la valeur potentielle des ventes futures et les besoins de financement des acheteurs. Le revenu des planteurs dépend des prix garantis, de la récolte et des contrats conclus ; une hausse provoquée par une pénurie peut coexister avec une baisse des volumes agricoles.
Coton — référence CFD0,8043 $/livre
▼ −0,21 %
13 octobre, Relevé journalier, heure non fournie
Variation par rapport à la référence précédente du fournisseur
Bénin, Burkina Faso, Mali, Côte d’IvoireLe recul limite les recettes potentielles tandis que les dépenses de collecte et d’intrants restent engagées. La qualité, le rendement et les mécanismes nationaux de fixation du prix comptent davantage pour le revenu final qu’une variation quotidienne limitée.

La détente du pétrole atténue une partie du choc d’importation, mais les stocks achetés auparavant, le transport et le change retardent son effet sur les consommateurs. Le cacao offre une perspective plus favorable aux ventes encore exposées aux cours courants. Pour les planteurs, l’amélioration du prix doit être rapprochée du volume récolté et des coûts de campagne : une recette unitaire supérieure peut compenser seulement en partie une récolte plus faible.

Sources : Reuters, pétrole, 13 octobre, repris par Profit ; Reuters, or ; Trading Economics, cacao ; coton. Les références agricoles sont des CFD de suivi, sans échéance de contrat publiée.