Matières premières
Mardi 13 octobre 2026 — Mise à jour : 12 h 06 GMT.
Article de Félix BROU
Le pétrole se détend, le cacao bondit et l’or se redresse
La matinée apporte un répit énergétique aux importateurs et un signal contrasté pour les revenus agricoles.
Le Brent et le WTI refluent après leur hausse de lundi. L’or bénéficie d’un dollar moins ferme, tandis que la référence du cacao progresse fortement. Ces mouvements se transmettent différemment aux budgets publics, aux entreprises et aux ménages.

| Matière première | Cours / variation | Pays particulièrement exposés | Incidence régionale |
|---|---|---|---|
| Brent — décembre 2026 | 105,03 $/baril ▼ −1,52 % 13 octobre, 08 h 20 GMT Variation par rapport à la référence précédente du fournisseur | Nigeria, Ghana, Côte d’Ivoire, Sénégal ; importateurs UEMOA | Le reflux allège les achats futurs, mais un prix supérieur à 100 dollars maintient la facture en devises élevée. Les pays producteurs conservent des recettes unitaires importantes et supportent parallèlement le coût des carburants raffinés qu’ils importent. |
| WTI — novembre 2026 | 92,08 $/baril ▼ −1,77 % 13 octobre, 08 h 20 GMT Variation par rapport à la référence précédente du fournisseur | Raffineurs et transporteurs ouest-africains | Le coût livré dépend aussi du fret, de l’assurance et du dollar. La baisse de la référence internationale peut améliorer la trésorerie des distributeurs avant de se transmettre aux prix à la pompe, selon le renouvellement des stocks. |
| Or au comptant | 4 184,84 $/once troy ▲ +0,30 % 13 octobre, 11 h 33 GMT Variation par rapport à la référence précédente du fournisseur | Ghana, Mali, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Sénégal | Le rebond soutient la valeur des exportations non couvertes. Son effet sur les budgets dépend des volumes déclarés, des redevances et des coûts de production ; les emplois et achats locaux déterminent la part de revenu restant dans les économies minières. |
| Cacao — référence CFD | 5 876,19 $/tonne ▲ +3,53 % 13 octobre, Relevé journalier, heure non fournie Variation par rapport à la référence précédente du fournisseur | Côte d’Ivoire, Ghana, Nigeria | La hausse accroît la valeur potentielle des ventes futures et les besoins de financement des acheteurs. Le revenu des planteurs dépend des prix garantis, de la récolte et des contrats conclus ; une hausse provoquée par une pénurie peut coexister avec une baisse des volumes agricoles. |
| Coton — référence CFD | 0,8043 $/livre ▼ −0,21 % 13 octobre, Relevé journalier, heure non fournie Variation par rapport à la référence précédente du fournisseur | Bénin, Burkina Faso, Mali, Côte d’Ivoire | Le recul limite les recettes potentielles tandis que les dépenses de collecte et d’intrants restent engagées. La qualité, le rendement et les mécanismes nationaux de fixation du prix comptent davantage pour le revenu final qu’une variation quotidienne limitée. |
La détente du pétrole atténue une partie du choc d’importation, mais les stocks achetés auparavant, le transport et le change retardent son effet sur les consommateurs. Le cacao offre une perspective plus favorable aux ventes encore exposées aux cours courants. Pour les planteurs, l’amélioration du prix doit être rapprochée du volume récolté et des coûts de campagne : une recette unitaire supérieure peut compenser seulement en partie une récolte plus faible.
Sources : Reuters, pétrole, 13 octobre, repris par Profit ; Reuters, or ; Trading Economics, cacao ; coton. Les références agricoles sont des CFD de suivi, sans échéance de contrat publiée.