ECONOZONE › Matières premières
Le cacao conserve son bond, l’or accentue son recul après l’inflation
Le pétrole reste élevé, le cacao soutient la valeur potentielle des ventes non fixées et la remontée des taux frappe l’or.
Le choc de l’après-midi vient de l’or : après une baisse de 0,40 % avant l’inflation, le métal perd environ 1,65 % autour de 4 093 dollars l’once. Le rendement américain plus élevé et le dollar ferme augmentent le coût d’opportunité d’un actif sans coupon. Le cacao reste en hausse de 3,90 %, tandis que le Brent se maintient près de 106 dollars ; ces niveaux améliorent la valeur unitaire des exportations concernées, mais renchérissent respectivement le financement des stocks et la facture énergétique.

| Matière première | Cours / variation | Pays particulièrement exposés | Incidence régionale |
|---|---|---|---|
| Brent — décembre 2026 | 105,87 $/baril ▲ +0,17 % 14 oct., vers 15 h 35 GMT Clôture précédente | Nigeria, Ghana, Côte d’Ivoire, Sénégal ; importateurs UEMOA | Le prix élevé soutient les recettes unitaires des producteurs, sous réserve des volumes. Pour les importateurs, il mobilise davantage de devises et de fonds de roulement ; fret, taxes et stocks déterminent la transmission. |
| WTI — novembre 2026 | 94,97 $/baril ▲ +0,88 % 14 oct., vers 15 h 35 GMT Clôture précédente | Raffineurs, transporteurs, importateurs | La hausse confirme la tension pétrolière, sans fixer le prix livré. Marges de raffinage, assurance maritime, dollar et produits finis modulent l’effet régional. |
| Or au comptant | 4 092,86 $/once troy ▼ −1,65 % 14 oct., vers 15 h 35 GMT Clôture précédente | Ghana, Mali, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Sénégal | La baisse réduit la valeur des ventes non couvertes. Le niveau reste élevé ; recettes et retombées dépendent des volumes, coûts, redevances, emplois et achats locaux. |
| Cacao — référence CFD | 5 956,68 $/tonne ▲ +3,90 % 14 oct., vers 15 h 35 GMT Référence précédente | Côte d’Ivoire, Ghana, Nigeria | La hausse augmente la valeur des fèves non encore vendues et le besoin de financement des acheteurs. Le revenu agricole dépend des prix bord champ, des volumes et des contrats conclus. |
| Coton — référence CFD | 0,8056 $/livre ▲ +0,06 % 14 oct., vers 15 h 35 GMT Référence précédente | Bénin, Burkina Faso, Mali, Côte d’Ivoire | La stabilité apporte peu de soutien immédiat. Qualité, rendements, prix d’achat nationaux et concurrence internationale décideront des revenus ruraux. |
| Gaz naturel Henry Hub — CFD | 3,24 $/MMBtu ▼ −1,36 % 14 oct., vers 15 h 35 GMT Référence précédente | Nigeria, Sénégal, Côte d’Ivoire ; importateurs de GNL | Le recul américain ne se transmet pas automatiquement au gaz livré. Formules contractuelles, liquéfaction, fret et capacités portuaires restent déterminants. |
Trois canaux dominent la fin de journée. L’or transmet le choc des taux aux pays miniers : les recettes marginales baissent, mais les projets restent soutenus par un cours absolu élevé. Le cacao renforce la valeur future des exportations ivoiriennes et ghanéennes, sans garantir un gain identique aux producteurs lorsque les prix sont déjà fixés. Le pétrole améliore les revenus unitaires des producteurs et comprime les marges de transport, de distribution et de production des importateurs.
Sources : Reuters, or, 14 octobre ; Trading Economics, pétrole et gaz ; cacao ; coton. Les références cacao, coton et gaz sont des CFD de suivi ; aucune échéance de contrat n’est publiée par cette source.